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Prises de position


16-02/2007 - Le droit opposable au logement : un mauvais projet.

27-09/2006 - La bombe du Plan de Déplacement de Paris

27-06/2006 - Delanoë, ou l'art de noyer le poisson

16-02/2006 - Allô Paris bobo

25-01/2006 - Une vraie politique de changement pour Paris

21-12/2005 - L'UMP, le compte y est!

14-12/2005 - Pour une ville moderne!

23-11/2005 - L'intégration : moins de discours, des actes

04-11/2005 - Pour Paris, métropole du 21ème siècle

18-10/2005 - ISF : Erreur et injustice

06-10/2005 - Le conformisme de la fausse modernité

26-09/2005 - L'avenir de Paris

10-09/2005 - Le scandale des logements insalubres

24-07/2005 - Pour une autre politique des déplacements à Paris

15-07/2005 - La transparence, la vraie !

10-07/2005 - Le déclin de Paris

08-07/2005 - JO à Paris : l'échec

01-07/2005 - Act up, une provocation de trop

24-05/2005 - Les JO, pourquoi? comment?

02-05/2005 - OUI pour Paris

06-04/2005 - Permettre aux parisiens de suivre à Paris les obsèque de Jean-Paul II

29-03/2005 - Où va l'argent des subventions?

13-03/2005 - Coordination pour la sauvegarde du Bois de Boulogne

08-03/2005 - Vivre la Ville au féminin

28-02/2005 - Prix des Droits de l'homme 2005

07-02/2005 - M. DELANOE : voilà où nous en sommes!

28-01/2005 - LIVRE NOIR

11-01/2005 - Comment déloger le parisien moyen?

21-12/2004 - Sous les pavés, la plage...

01-12/2004 - Non à la diffusion de la chaîne Al-Manar

17-11/2004 - Démentir la rumeur sur la mort d'Arafat

26-10/2004 - Le bois de Boulogne ne doit pas devenir Luna Park

26-10/2004 - La Turquie et l'Europe

21-09/2004 - L'incohérente politique de circulation à Paris

20-09/2004 - Réforme de l'AME

20-07/2004 - Non à la venue de M. Bouteflika

06-07/2004 - Le tramway n'est pas un gadget électoral!

17-06/2004 - Une phase nouvelle pour l'UMP à Paris

01-06/2004 - Assez!

28-05/2004 - La politique des rubans

17-05/2004 - Refondation

15-05/2004 - Assez

07-05/2004 - La vérité des chiffres, tout simplement!

15-04/2004 - Mi - temps

02-04/2004 - Régionales 2004

24-03/2004 - Délivrez-nous de la gauche caviar!

15-03/2004 - De Battisti à Madrid, incohérence de la ville de Paris

26-02/2004 - Prêt à taux zéro : une mesure trop restrictive

16-02/2004 - Paris, ville oubliée de la décentralisation

13-02/2004 - Supercherie

13-02/2004 - Des tours dans le 16ème?

15-01/2004 - La sécurité d'abord

19-12/2003 - Injuste, Inefficace, Incompétent … et Sectaire

20-11/2003 - Aphorismes

20-11/2003 - Débat National sur l'école

07-11/2003 - Alerte au logement à Paris

28-10/2003 - La vérité sur les 35 heures

13-10/2003 - Un tramway nommé désir ! …

31-07/2003 - Oui aux JO à Paris!



16-02/2007 - Le droit opposable au logement : un mauvais projet.
La décision prise par le gouvernement de proposer au Parlement un « droit opposable au logement » soulève de nombreuses interrogations que les parlementaires de toutes tendances, à la veille des élections présidentielles, ont le droit et le devoir de se poser.

Décidé sous le coup d’une émotion légitime, celle provoquée par la crise dramatique des problèmes d’hébergement et de logement, le projet gouvernemental n’a pu bénéficier d’une étude d’impact suffisante et risque, si des précautions ne sont prises, de créer des problèmes humains et sociaux plus graves encore que ceux qu’il est censé résoudre.

Il convient d’abord d’analyser, sereinement, la situation. Sous l’influence de Jean-Louis BORLOO depuis 2002, la politique de l’actuel gouvernement en matière de logements sociaux est un incontestable succès : 500000 nouveaux logements sociaux programmés, 200000 logements à loyer maîtrisé dans le parc privé pour 2005-2006. Nous créons depuis 2004, 80000 logements sociaux chaque année. Au terme du plan de cohésion sociale, plus de 600000 logements, estimés nécessaires par les experts, seront livrés.

Par un singulier paradoxe, ce gouvernement qui peut se targuer d’un bilan incomparable par rapport à celui des socialistes, semble se remettre en question en revenant soudain sur sa position concernant le droit au logement opposable. Certes le texte gouvernemental initial, qui n’était qu’une position de principe, a pu être corrigée par les amendements du Sénat. Des perspectives quantitatives ont été rajoutées, quelquefois à l’excès, confirmant la politique volontariste de l’Etat dans ce domaine.

Néanmoins le droit au logement opposable peut-il constituer une réelle avancée dans la solution des problèmes de logement ? Cela apparaît bien peu probable.

Même si la notion de droit opposable était dans l’air depuis les lois de 1982 et la décision du Conseil Constitutionnel du 22 juillet 1998, les imprécisions du texte comportent beaucoup de risques. Le droit opposable au logement devient ainsi une obligation pour l’Etat alors que la construction et la gestion des logements sociaux sont de la compétence des collectivités territoriales.

L’Etatisation de la politique des logements se renforce et vient confirmer l’évolution entamée par la loi SRU. Nous sommes aux antipodes de toute politique de décentralisation. La notion de droit opposable privilégie par ailleurs la notion de citoyen « consommateur ». On s’oriente, vers une société qui accumule des obligations de résultat à l’encontre de l’Etat par un mimétisme écrasant avec le droit de la consommation dans la loi du marché. En accentuant enfin la tendance à la victimisation du citoyen, le droit opposable au logement renforce l’intervention du juge dans notre société. Il est vrai qu’il s’agit du juge administratif. Un état centralisé, des citoyens consommateurs de droit, un juge omniprésent, la loi va au rebours de la modernité civique et sociale.

La mise en œuvre de la loi reste d’ailleurs improbable. En voulant dépasser le droit à l’hébergement pour l’englober dans un droit au logement, l’Etat s’est engagé dans une direction écrasante pour lui. Le projet donne à cinq catégories de personnes la possibilité de se tourner vers l’Etat pour exiger un logement : ceux dépourvus de logement, ceux menacés d’expulsion, ceux qui sont hébergés temporairement, ceux logés dans des locaux impropres ou insalubres, enfin les ménages avec enfants mineurs ne disposant pas d’un logement « décent ».Le nombre de personnes concernées reste difficile à évaluer. Il s’agit de plusieurs millions de personnes, français ou étrangers en situation régulière.

Comment peut-on imaginer résoudre dans ce laps de temps, à terme 2008 ou 2012, les demandes plus ou moins légitimes qui en seront issues ?

Pour information, il y a actuellement à Paris plus de 100 000 demandes de logements sociaux insatisfaites avant même le vote de la loi. Nous allons susciter une insatisfaction croissante qui s’accompagnera d’un contentieux insurmontable.

La loi institue, en effet, une commission de « médiation » pour filtrer les demandes. Elle sera elle-même l’objet d’un premier contentieux. En cas de refus, ce sont les tribunaux administratifs ensuite qui seront saisis dans le cas d’inexécution des demandes jugées légitimes par cette commission.

Le Préfet se verra ainsi soumis à des astreintes qui bénéficieront non pas aux particuliers plaignants mais à un fonds qui permettra « d’abonder » la politique de logement social par un singulier circuit financer dont les demandeurs sont exclus. Les conséquences de ces astreintes pousseront naturellement les Préfets à dépasser leurs propres contingents de logements sociaux pour se tourner vers ceux des collectivités locales et à défaut vers les parcs immobiliers privés sociaux ou non par la voie de la réquisition.

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre les conséquences de tout cela : désintéressement des collectivités locales à construire, activation supplémentaire du sentiment de crise du logement, fuite des investisseurs privés vers la vente en délaissant le secteur locatif et donc augmentation générale du prix de l’immobilier. Les plus démunis en seront les victimes sans pour autant régler la question du droit à l’hébergement qui devient secondaire dans la loi, alors qu’elle était prioritaire dans les demandes initiales.

Il ne s’agit pas de remettre en cause la gravité de la crise du logement dans notre pays. Mais Il n’est pas raisonnable de voter, en cette fin de législature, la création d’un droit dont les conséquences n’ont pas été étudiées et dont l’utilisation relève plus du slogan que de la réalité juridique.

Ce projet, malgré les intentions les plus louables, est un mauvais projet qui vient entacher la bonne politique qu’avait suivie le gouvernement. Il relève d’une mauvaise analyse du passé et d’une précipitation pour le présent. Il hypothèque de surcroît l’avenir d’un politique pour le droit au logement et à l’hébergement. La précipitation en cette fin de législature est décidément bien mauvaise conseillère.



27-09/2006 - La bombe du Plan de Déplacement de Paris
Paris sera-t-il doté d’un plan de déplacement avant la fin de la mandature de Bertrand Delanoë ? On peut en douter. La majorité qui a connu un émiettement lors du débat sur le plan local d’urbanisme, les Verts refusant de voter le document du maire, éclate littéralement sur la politique de circulation. Le débat au Conseil de Paris prévu initialement en juin 2005, a été reporté à cet automne, et finalement aux dernières nouvelles devrait avoir lieu au début de 2007. Rien n’est moins sûr.

Les Verts veulent aller de l’avant dans la restriction de la voiture (cela peut-il être pire), les communistes exigent des études d’impact sur l’économie et la pollution, les maires socialistes d’arrondissement alertent sur la grogne grandissante des usagers. Le maire de Paris s’enlise dans la division.

Le quotidien des Parisiens ne peut plus être ignoré par Bertrand Delanoë : embouteillages monstres, travaux incessants, pics de pollution de plus en plus fréquents, bus attendus parfois plus de vingt minutes, taxis rares, transports en commun bondés aux heures de pointe, voitures qui tournent sans fin pour trouver une place de stationnement, cyclistes et motards essayant de survivre au milieu de tout ça, piétons affolés devant le désordre grandissant… C’est Paris en 2006 !

Cette situation mécontente les Parisiens et coûtera cher au soir du dépouillement des urnes. Bertrand Delanoë le sait, et cela explique son comportement. Il ne souhaite plus suivre les yeux fermés ses adjoints verts et leur fait savoir. Néanmoins, les « khmers verts » ne l’entendent pas ainsi et savent que sans leurs voix le maire de Paris ne peut voter aucun projet. Le bras de fer a commencé et les premiers compte-rendu de mandat dans les arrondissements se transforment en règlement de compte.

Le mistigri de la division, symptomatique de la droite avant 2001, est le présent de la majorité municipale, alors que l’opposition n’a jamais été aussi unitaire et déterminée.
Nous pouvons gagner les municipales en 2008, peut-être en 2007, en proposant aux Parisiens un projet alternatif, et particulièrement en matière de déplacements.

La politique de déplacement parisienne ne sera pertinente que si la ville de Paris se concerte avec les communes d’Ile-de-France. Chaque année, près de huit millions de trajets se font entre Paris et sa banlieue, soit un tiers des déplacements franciliens. On doit offrir aux Parisiens qui travaillent en banlieue des alternatives efficaces qui les incitent à ne pas se servir de leurs véhicules. Cela doit également être vrai pour les Franciliens. On voit donc bien que Paris ne peut pas raisonnablement ignorer les besoins d’une région Ile-de-France dynamique pour mettre en œuvre des mesures qui amélioreront le quotidien des Parisiens.
La politique de transports en commun doit donc être renforcée : modernisation des lignes, multiplication des plateformes intermodales, augmentation des fréquences de passage…

Une politique de déplacement efficace ne peut pas non plus bafouer la liberté d’aller et venir. Beaucoup de Parisiens n’ont pas d’autres choix que d’utiliser leurs voitures et leur mener une vie impossible par pur dogmatisme est idiot. Il faut les inciter à transformer leur conception de la voiture : achat de véhicule urbain, consommant des énergies alternatives ou écologiques, utilisation des gares de délestage.

Les prochaines élections municipales ont un véritable enjeu pour l’avenir de Paris : ville-musée ou ville mobile ? Les déplacements sont la base de l’essor d’une capitale, et conditionnent son économie, son attractivité. Le vrai combat se situera là, et la grogne des Parisiens montre que la conception de l’actuelle municipalité qui tend à faire de Paris une ville-musée a déjà fait son temps.



27-06/2006 - Delanoë, ou l'art de noyer le poisson
Il y a désormais cinq ans que le Maire de Paris nous abreuve au sein du Conseil de Paris de discours et de rhétorique. Il est particulièrement prolixe dans ce domaine et la faiblesse des réalisations concrètes nous laisse le temps d’analyser les méandres du discours répétitif d’un maire de Paris, toujours satisfait de lui.

J’ai donc pris le temps de chercher dans un dictionnaire de rhétorique les piliers essentiels de cette logomachie municipale. Ils ne manquent pas d’un certain piquant.

Il y a d’abord la métastase : « figure argumentative qui consiste à tenter de se justifier en rejetant les responsabilités d’une faute sur autrui ». Vous avez reconnu là, c’est aveuglant, la pierre angulaire du discours municipal. Tout ce qui ne va pas incombe à l’équipe municipale précédente. Cette municipalité qui, comme tout le monde le sait, a abandonné les Parisiens à l’insalubrité, au chômage, au repli, submergé par les vices municipaux les plus terribles !… Quel contraste avec la vertu rayonnante qui émane désormais de l’Hôtel de Ville !…

La pétition de principe : « la pétition de principe postule sur ce qu’il s’agirait de prouver ». Elle pose en fait la thèse même qui est en question. De ce point de vue, Bertrand DELANOË a dû apprendre la méthode. Il en fait un abus inconsidéré.

Quelques exemples :
La Ville ne construit pas de logements, qu’à cela ne tienne, on déclare quelle en construit !… La Ville n’a pas rempli ses obligations en matière de crèches, qu’à cela ne tienne, on inventera des chiffrages fallacieux !… Les Parisiens se plaignent des embouteillages, ils ont tort car tout le monde sait qu’il y en a de moins en moins !… La ville est une capitale sale, bien sûr que non, puisque Yves CONTASSOT dit le contraire !…

Au cours de la dernière séance du Conseil, Bertrand DELANOË nous en a encore donné un exemple, qui pourrait figurer comme un cas d’école.

Ainsi, il est communément admis que la Ville de Paris n’ait jamais manifesté un grand enthousiasme pour s’ouvrir vers les communes de l’agglomération parisienne. C’était vrai depuis très longtemps (je suis en train de fournir à Bertrand DELANOË l’occasion d’une nouvelle métastase ! …) mais c’est encore plus vrai de l’équipe actuelle depuis 2001. Il aura en effet fallu attendre juin 2006 pour que le Maire de Paris invite les communes avoisinantes à venir « discuter » autour de lui dans le cadre d’une « conférence métropolitaine ».

Discuter ne veut pas dire contracter, ni imaginer l’avenir. Non, il s’agit de parler sans concrétisation, pour pouvoir « habiller » une politique qui enferme de plus en plus les Parisiens sur eux-mêmes, mais on affirme et pétition de principe !…

Mais on va au-delà, on ajoute l’inévitable métastase sur le passé. Que l’UMP de Paris depuis 2002 n’ait eu de cesse de proposer le regroupement importe peu et qu’elle ne soit pas dupe du caractère fallacieux de la « dite conférence », peu importe. Métastase et pétition de principe sont les deux mamelles rhétoriques de la Mairie de Paris.

Pour être plus direct et moins poli, je crois qu’il existe deux formules très simples, et que tout le monde comprendra, pour caractériser cette politique. La métastase, c’est l’art de noyer le poisson. La pétition de principe, c’est l’art de faire prendre des vessies pour des lanternes. Jusqu’à quand ?





16-02/2006 - Allô Paris bobo
En publiant le livre noir au début de l’année 2005 , « Chronique d’une désillusion annoncée », j’avais voulu mettre en évidence les lacunes de la gestion de Bertrand Delanoë. Ces lacunes se sont confirmées avec l’échec des Jeux Olympiques. Les drames de l’insalubrité que nous avons connu, l’augmentation de la population et la paralysie de la circulation à Paris en témoignent encore.
Il faut aller plus loin en réfléchissant à un projet novateur qui ouvre des perspectives pour l’avenir de Paris dès 2008.

C’est l’intention qui m’a animé en écrivant un ouvrage de réflexion sur Paris intitulé
« Allô Paris Bobo, publié aux Editions Ramsay.

Il s ‘agit d’un projet sans concession avec la gestion actuelle et qui ne souhaite pas revenir sur une gestion trop préfectorale des années antérieures.
C’est un projet de changement et de rupture pour Paris, qui s’inscrit dans la démarche politique nationale que mène Nicolas Sarkozy au niveau national.

Quels sont les impératifs à respecter ?
Paris doit redéfinir son espace urbain avec les communes de l'agglomération dans une structure intercommunale pour mettre en œuvre les politiques d'environnement, de transport et de logement. Ce nouvel urbanisme, qui permettra de réaménager Paris en dépassant ces fractures, et notamment du périphérique, pourra mettre le Grand Paris au niveau des grandes capitales mondiales.

De grandes décisions devront être prises par les Parisiennes et les Parisiens.
Elles nécessitent un vrai travail de transparence et d'information : audits, décentralisation, crédibilité et honnêteté des élus, référendums locaux, consultations. Ce sont les conditions nécessaires pour sortir Paris d'une politique d'anémie et de repli qui est celle de la municipalité actuelle.

Le futur maire de Paris devra s'impliquer totalement dans le développement économique et social de sa ville, comme le font les maires des métropoles européennes. C'est la condition essentielle du renouveau.
Il ne peut y avoir de progrès sans une vraie politique économique de la ville. Le maire devra axer ses efforts en priorité vers les universités et la recherche, vers le développement de l'économie touristique et vers les services et les emplois d'aides à la personne.

Ces grands axes détermineront une nouvelle politique de la circulation, fondée sur la lutte contre la pollution, le développement de la voiture et des transports propres, la liberté de choix des modes de déplacement, et la modernisation d'un plan de circulation.

Les choix détermineront également une vraie politique de logement, de construction, d'accession à la propriété. Il faut retrouver la mixité sociale de Paris et stopper l'hémorragie des classes moyennes.

Il nous faut donc un vrai projet d'alternance qui constitue la base d'une vraie réflexion politique sur l'avenir de Paris au 21ème siècle.
J’ai donc, dans cet esprit, proposé 90 mesures immédiates qui peuvent changer la direction qui pousse Paris sur la voie du déclin.

Paris n'est plus seulement une capitale préfecture de la France, mais doit devenir une vraie métropole mondiale du 21ème siècle.

En face de la mondialisation et de la concurrence que se livrent les métropoles mondiales, peut-on imaginer qu'il suffira de rafraîchir des structures et des habitudes qui, pour les plus récentes, datent au moins de trente ans, et que l'actuelle municipalité se contente de conserver en les couvrant de discours lénifiants.

Lançons le débat, sortons des poncifs lénifiants de la Mairie de Paris, il est temps de penser à ce que sera Paris dans vingt ans, de le prévoir pour les générations à venir.
Assez de reculade, assez de langue de bois, ayons le courage de poser les vraies questions, même et surtout si elles gênent les habitudes.

Paris vaut bien cela et les Parisiens le valent bien .

Claude Goasguen


25-01/2006 - Une vraie politique de changement pour Paris
Presque 2000 adhérents UMP dans la circonscription du 16ème sud, près de 4000 adhérents UMP dans le 16ème arrondissement ! L’augmentation des effectifs nous dispense de commentaire sur l’intérêt, que contestaient certains, d’organiser des primaires à Paris.

J’ai décidé, vous le savez, de participer à ce renouveau qui doit permettre à la droite
et au centre de revenir en force dans le paysage politique parisien.

Vous m’avez toujours soutenu avec beaucoup de constance. Je voulais, bien sur, vous en remercier. Je voulais vous dire aussi que j’avais besoin de votre soutien le 25 Février, lorsque vous irez voter pour le premier tour des élections primaires.

La gauche municipale actuelle est en train de conduire sûrement Paris vers le déclin : la mauvaise gestion, l’excès d’idéologie provoquent les dégâts que vous connaissez sur la circulation, le logement, le développement économique et suppriment la classe moyenne et la mixité sociale de Paris. Notre capitale n’est plus la « ville lumière » en Europe.

Mais nous ne devrons pas nous contenter de la critique ou d’aménager le passé. Le retour en arrière serait illusoire. Il nous faudra proposer un projet alternatif pour faire remonter Paris à la place qui est la sienne aux côtés de Londres et des grandes capitales.

Je suis déterminé à mener ce combat difficile contre DELANOE et ceux qui le soutiennent.

Quel devra être le comportement d’un Maire de Paris, adapté à la compétition
internationale des grandes villes du XXIème siècle ?

Il nous faut un manager qui se batte inlassablement pour le développement économique, social et de l’emploi. Il ne pourra pas y avoir de renouveau à Paris sans cette reconquête du pouvoir économique et sans le retour des classes moyennes qui s’enfuient par milliers de l’autre côté du périphérique. Le futur Maire devra savoir associer les communes limitrophes autour de Paris à un vrai schéma commun sur le logement, sur l’environnement et les transports. Il devra aussi savoir associer les Parisiens, par une pratique transparente de la démocratie, en les préparant aux grandes décisions qui vont s’imposer.

Nous ferons de Paris, une ville ouverte et non plus refermée sur elle même, une ville intercommunale et non plus isolée, une ville à la gestion transparente, une ville qui se développe économiquement, et qui ne chasse pas les entreprises, l’université et la recherche, une ville luttant contre la pollution et qui ne se serve pas de la pollution pour paralyser la circulation, une ville qui relance la construction et lutte contre l’insalubrité, une ville qui accepte de devenir une ville monde plutôt que de se contenter d’être une préfecture.

Vous connaissez ma détermination, mon souci de tenir un langage de vérité. Je souhaite, en effet, rompre avec les habitudes d’une droite qui se contente de reculer devant l’adversaire ou de toujours rechercher les compromis qui arrangent nos adversaires et pénalisent nos amis.

Nicolas SARKOZY souhaite, à juste titre, une politique de changement pour la France. C’est dans le même esprit, que je souhaite, moi, mener une vraie politique de changement pour Paris.

Claude Goasguen
Janvier 2006


21-12/2005 - L'UMP, le compte y est!
Le nouveau Président de l’UMP avait promis de dépasser les 200 000 adhérents au cours de l’année 2005. Nous serons vraisemblablement presque 210 000 en fin d’année, c’est-à-dire plus du double de nos adhérents à la fin de l’année 2004.

La Fédération UMP de Paris est désormais redevenue la première Fédération de France. De 7000 adhérents, elle est passée à près de 18 000 au cours de l’année 2005 !... Désormais l’UMP, derrière Nicolas SARKOZY, est devenue sans conteste la première formation politique de France.

Je souhaite que 2006 nous permette de continuer la progression de l’année 2005. Nous pouvons y parvenir si les Français manifestent encore leur souhait d’une vraie politique de changement, d'une politique de rupture après l’immobilisme des dernières décennies, s'ils condamnent les pratiques politiques fondées sur les promesses qui ne sont pas tenues tant à droite qu'à gauche.

La France, comme les autres pays européens, doit pouvoir s’appuyer sur des partis puissants qui contribuent à l’exercice de notre démocratie comme le souligne l’article 4 de notre constitution de la Vème République.

Notre formation politique est donc en pleine renaissance. Que dire de l’impression terne que donne la municipalité socialiste parisienne en face de l’élan que nous voyons se manifester de notre côté ! Sans tomber dans l’euphorie, nous avons gagné beaucoup d’éléments positifs qui sont en notre faveur sur Paris. Malgré les raccommodages cycliques, la Gauche est désormais divisée entre une Gauche caviar, celle de DELANOË et la Gauche parisienne qui se sent lésée par le mépris que lui retourne la municipalité en pratiquant une politique qui ne s'occupe ni de l'emploi, ni des logements, ni de la circulation.

Nous sommes en train de construire un projet d’avenir pour Paris, fondé sur le développement économique et sur notre volonté de faire de Paris une « ville-monde », une métropole qui compte et non une ville qui se rabougrit, se ralentit et s’étiole.

Nous avons la volonté de gagner par un vrai projet politique et la Gauche est incapable d'en donner un aux Parisiens. Pour Delanoë, l'année 2005 sera une mauvaise année, marquée par le drame des incendies nés de l'insalubrité et par la défaite des J.O.

Pour l’UMP et Nicolas SARKOZY, l’année aura été faste. Comment ne pas souhaiter, avec davantage d'optimisme, à tous une très bonne année.

En 2006, nous préparons les conditions de la victoire. En 2007 et en 2008, nous gagnerons. Il le faut. Vous verrez !...

Bonne année.

Claude GOASGUEN
Décembre 2005


14-12/2005 - Pour une ville moderne!
Il n’y aura guère que Bertrand DELANOË pour penser que l’année 2005 a été une année faste pour les Parisiens. C’est assez gênant vu qu’il s’agit justement du Maire de Paris !…

En 2005, nous avons perdu pour longtemps l’organisation des Jeux Olympiques, face à Londres, l’insalubrité de certains immeubles a causé des victimes dans des conditions particulièrement atroces, les classes moyennes, les plus jeunes et les plus dynamiques s’enfuient de l’autre côté du périphérique pour trouver un logement et pour travailler, les Franciliens les plus démunis viennent se réfugier dans les centres d’accueil parisiens et les hôtels saturés, victimes des marchands de sommeil, des salariés de l’Hôtel de Ville deviennent des SDF !

Deux, peut-être quatre arrondissements de Paris, sont désormais classés dans les vingt communes les plus défavorisées d’Ile de France. Mais le Maire de Paris continue à considérer que Paris reste une ville attractive !

Désormais, il ne s’agit donc plus d’une simple erreur de gestion. C’est l’identité même de Paris, son avenir et celui des Parisiens qui est remis en cause par cette multiplication d’erreurs et d’absence de décisions.


Paris s’anémie, une métropole qui ne veut pas ou ne peut pas se développer économiquement est une ville qui ne pourra pas tenir longtemps son statut culturel et social. Il nous appartient de le faire comprendre aux Parisiens.

Paris, la capitale exemplaire de l’Europe dans les années 80, loin devant Londres, qui était perdue dans les difficultés économiques de l’Angleterre ;
Paris n’est plus cette Ville de la mixité sociale chère à Jacques CHIRAC, cette ville de toutes les diversités, de toutes les cultures, de toutes les audaces sociales.

Notre ville unique par sa vitalité en Europe se tourne vers le schéma américain de « down-Town » au milieu de la Région Ile-de-France en pleine mutation.
La banlieue est désormais dans Paris, les classes moyennes « embourgeoisées »
font la richesse des communes en pleine expansion de la périphérie.

Oui en 2008, il faudra se débarrasser de l’équipe municipale, de Bertrand DELANOË à la tête de la Mairie de Paris, pour que nous puissions redonner à Paris la place que son passé l’autorise à postuler pour l’avenir.
Nous voulons une ville moderne, qui se rénove, qui bouge, qui vit et qui devienne une métropole mondiale, une de ces « villes mondes » autour desquelles se fera le monde de demain.

Claude GOASGUEN
Décembre 2005


23-11/2005 - L'intégration : moins de discours, des actes
Faisant suite aux drames liés à l’insalubrité, le Maire de Paris avait cru souhaitable de tenter de rappeler les actions politiques municipales en faveur de l’intégration et de lutte contre les discriminations.

La communication sur le sujet a confirmé le travers qui est trop souvent le sien : beaucoup de paroles, peu d’actes, récupération des actions du Gouvernement à son profit et critiques systématiques du même gouvernement par ailleurs.

La France connaît une grave crise de société dans les quartiers dits difficiles depuis ces dernières années.

La gauche en porte l’essentiel des responsabilités, mais la droite ne s’est pas manifestée par une vraie détermination tant sur la question de l’immigration que sur la question de l’intégration. Le problème des flux migratoires est un problème national mais il est évident qu’il concerne Paris qui compte beaucoup de « sans papiers ».

Il convient désormais de mettre en place une vraie maîtrise de l’immigration, une immigration choisie et non subie comme l’a proposé Nicolas SARKOZY.

Cela signifie d’imposer un vrai contrôle du regroupement familial, une vraie rupture avec la tolérance de la polygamie, un réexamen des lois concernant les droits d’asile et enfin de revenir à une conception de la nationalité qui ne soit pas une simple formalité mais un acte qui marque la participation d’un français aux droits et aux devoirs de la République.

La question de l’intégration concerne encore davantage la municipalité de Paris. Peu de choses ont été réalisées et le Maire se contente de discours. Nous pouvons pourtant donner l’exemple d’une nouvelle politique, celle qui consiste à donner une chance à ceux qui en ont eu moins que d’autres et à donner, dans le recrutement des personnels de la Ville par exemple, une diversité équitable qui soit à l’image de Paris. Cela s’appelle à tort la discrimination positive, c’est en fait une action positive de la République pour aider à l’égalité des chances.

Nous pourrions ainsi mettre en place dans chaque direction de la Ville, des référents « intégration » qui, aux côtés des directions, pourraient veiller à ce qu’un équilibre juste soit assuré. Notre proposition dans ce sens, lors de la dernière séance du Conseil de Paris, n’a pas été entendue.

Ce type de pratique est plus efficace que tous les discours sur l’égalité réelle ou la pratique de l’égalité formelle, ce débat récurent retarde la résolution d’un problème urgent.

Il est du devoir d’une collectivité d’assurer les conditions de l’équité, c’est pour tous un facteur de stabilité.

Paris peut trouver dans la diversité des Parisiens comme une force. La Mairie de Paris peut être un exemple dans ce domaine de pratiques équitables.

Il serait peut être temps après quatre années d’exercice municipal de sortir des péroraisons pour commencer à mener une vraie politique municipale.

Claude GOASGUEN


04-11/2005 - Pour Paris, métropole du 21ème siècle
La deuxième partie de l’exercice municipal de Bertrand DELANOË est déjà largement entamée. Que pourrait-on retenir de ces quatre ans d’activité municipale en matière de « grands » travaux ? Quels sont les grands projets qui ont été menés ou entamés pendant cette période ?

A vrai dire, rien à la hauteur des ambitions de Paris. Tout se jouait sur les Jeux Olympiques et rien n’était prévu en dehors de ceux-ci. Le grand projet des Halles lui-même a eu le destin que l’on connaît.

Quelle n’a pas été la surprise, lorsque le spécial Paris-Ile-de-France du Nouvel Observateur a titré sur les « nouveaux » grands projets de Bertrand DELANOË. Il est vrai qu’il s’agissait du Nouvel Observateur dont on connaît l’objectivité !…

Comme prévu, nous serons donc submergés de projets qui contrasteront par le rêve avec la nullité des réalisations présentes.

Tout repose pourtant sur quelques idées simples et sur un vrai choix : Voulons-nous que Paris redevienne une grande métropole européenne et mondiale ?
Une métropole doit répondre à la pluralité des demandes sur un espace urbain recomposé. Il faut donc s’attaquer en priorité à la recomposition de l’espace parisien.

Nous avons de grands chantiers en perspective si nous acceptons ce choix premier. La couverture des périphériques en premier lieu, car il convient de combler le fossé géographique, juridique et social qui interdit à Paris, avec les communes voisines, de constituer la grande agglomération urbaine dont nous avons besoin.

Il faudra ensuite diminuer les emprises ferroviaires. Peut-on imaginer laisser ainsi tant d’espaces perdus au dessus des voies ferrées à partir de la multiplicité des gares parisiennes à ciel ouvert, Gares du Nord, de l’Est, de Lyon et Saint-Lazare ?

Il faudra reprendre les emprises dans les ZAC du Nord et de l’Est, abandonnées depuis quatre ans « au placard » en raison des options rabougries de Paris depuis 2001. Il faudra sortir Paris de l’isolement meurtrier dans lequel la politique actuelle nous enferme.

L’intercommunalité avec les communes voisines est un passage nécessaire pour l’avenir de Paris en matière de logements, de transports et d’environnement. Le PLU qui a été voté, le PDP qui le sera sont attentatoires au développement d’une métropole comme Paris. Ils devront être modifiés.

C’est à ce prix que nous pourrons construire une métropole. Les options qui s’imposent en matière de logements, de déplacements, de propreté, d’urbanisme, ne sont qu’une conséquence du choix préalable et non une fin en soi.

Claude GOASGUEN


18-10/2005 - ISF : Erreur et injustice
Voir les amendements sur l'ISF déposés par Claude GOASGUEN.

La semaine dernière, dans la vitrine d’une agence immobilière : «Vend appartement : 4 pièces/ 96 m² - Paris- 6ème étage immeuble, pierre de taille – proximité commerces - 721 052 euros». Le futur propriétaire de cet appartement, pourtant sans ostentation, sait- il qu'il deviendra du même coup un nouvel assujetti à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ?

La réalité est là. L'envolée des prix de l'immobilier sur Paris (près de +15% en 2003, 10% en 2004 …) et plus généralement dans l'ensemble de nos grands villes, accompagnée de l'absence de réactualisation du barème de l'ISF depuis 1996, a amplifié jusqu’à la caricature les effets pervers de cet impôt. On ne connaissait déjà que trop bien les funestes conséquences de cette taxe. Frein à l’initiative, découragement de l'esprit d'entreprise, éloignement des centres de décision, fuite des créateurs de start- up et des sportifs. Avec, en bout de chaîne, des conséquences sur l'emploi. L'ISF nuit gravement à la santé économique de notre pays. Loin des considérations présumées d'équité, il est désormais devenu injuste et … inéquitable ! Les bons sentiments annoncés aboutissent ainsi à de mauvais impôts.

Ce sont les patrimoines relevant des premières tranches d'imposition qui sont, en effet, les plus lourdement taxés. Désormais, près d’un million de Français sont imposables sur le patrimoine, qui touche principalement la résidence principale, sans qu’ils s’en doutent et subissent de fait rétroactivement les foudres de l’administration fiscale. Ils sont devenus assujettis à l’ISF, ignorant une hausse de l’immobilier dont ils ne sont en rien responsables et qui rapportent à l’Etat comme aux collectivités locales.
Comme le rappelait il y a quelques mois l'Institut de l'Entreprise, il y a bien une analogie entre le législateur fiscal et le jardinier : « récolter au maximum mais en garantissant la pérennité du sol et des récoltes futures, voire en organisant la croissance de ces dernières ». Quelle impardonnable erreur en effet que de croire que l'on peut lutter contre la pauvreté en luttant d'abord et avant tout contre les richesses ! Mais l’erreur se double désormais d’injustice.

Pourquoi conserver l’ISF ? Parce que c'est un impôt politiquement correct, parce que sa charge symbolique est forte, parce que l'égalitarisme forcené des années socialistes pèse lourd sur les consciences, et parce qu'enfin on nous a fait croire que la droite a perdu en 1988 une élection présidentielle pour avoir supprimé l'IGF en 1986. Les Gouvernements successifs refusent de s’engager dans la suppression d’un impôt dénoncé par tous les « bons » esprits de droite comme de gauche.

L'ISF rapporte à l'Etat 2,6 milliards d'euros, soit à peine 1% du total de ses recettes fiscales nettes. Certains disent même qu'il coûte aussi cher qu'il ne rapporte : les moyens mis en place par l'administration fiscale pour son recouvrement absorberaient la presque totalité des recettes de cet impôt.
Il faut de toute évidence exonérer les résidences principales, et aligner sur le régime de l’impôt sur le revenu, soit 3 ans, le droit de reprise de l’administration fiscale concernant l’ISF, actuellement établi à 10 ans.
Essayons d’ôter de cet impôt injuste les effets les plus absurdes.


06-10/2005 - Le conformisme de la fausse modernité
Nous savions que la municipalité actuelle aimait à se parer de toutes les vertus. Nous savions qu’elle avait l’habitude de se délivrer des certificats de morale pour mieux fustiger ses adversaires.

Ainsi, le Maire de Paris ne manque pas de critiquer le Ministre de l’Intérieur, lorsqu’il fait évacuer des squats susceptibles de flamber, comme dans le 13ème et le 3ème arrondissement. Mais nous n’avons entendu aucune repentance devant les responsabilités de la Mairie de Paris dans le tragique incendie du 3ème, aucune autocritique devant la pratique qui consiste à entretenir officiellement des squats au mépris du danger et de l’ordre public. Invocation de la morale, mais aussi prétention à incarner seul la modernité, tels sont les deux onguents conformistes qu’emploie l’équipe actuelle à l’égard des Parisiens.

Je me contenterai de deux exemples. La politique des déplacements d’abord : il est bien sûr évident que seuls les bus pétaradant de fumée de la RATP, au milieu d’une foule de motos zigzaguant et quelques vélos apeurés, constituent la modernité de la circulation parisienne et de la lutte anti-pollution ! De même, les murets qui partagent nos boulevards en pipe line indépendants sont le comble de l’urbanisme moderne de Paris ! Enfin, le tramway qui va constituer la fortification tant attendue pour endormir Paris, c’est top !…

On oublie tout simplement que l’avenir des déplacements à Paris et ailleurs passe par la recherche et la programmation des moteurs alternatifs électriques et que cela modifiera profondément dans un délai de 5 ans la politique des déplacements.

Dans ce secteur, comme dans celui de la recherche en général, Paris brille par son absence. On préfère l’interdiction, la réglementation, les déserts de Montparnasse et de Magenta, plutôt que de se projeter vers le futur immédiat.

On se demande parfois si Monsieur BAUPIN, l’adjoint à la circulation, ne va pas regretter le progressif abandon du pétrole dont l’absence mettrait fin à ce goût prononcé qu’il a de la réglementation et de la coercition à tout prix.

Autre exemple : doit-on, au nom du conformisme, perdre un temps infini à réhabiliter des immeubles qui n’ont rien de monuments historiques et qui ne valent pas la réhabilitation. Fallait-il réhabiliter l’îlot Chalon ? Fallait-il conserver le Paris d’Eugène Sue et couvrir d’opprobre le Baron Haussmann ?

Est-il souhaitable de s’enfermer dans ce conformisme qui consiste à refuser de construire et de faire du neuf à Paris ?

Paris n’est pas destiné à n’être qu’un musée, les Parisiens vivent à Paris et souhaitent que leur ville soit à la pointe de la modernité. Assez de conformisme, assez de fausse modernité.

Claude GOASGUEN


26-09/2005 - L'avenir de Paris
L’opinion publique commence à réaliser à quel point les discours de Bertrand DELANOE n’étaient que de vaines paroles. La vie quotidienne des Parisiens se dégrade, malgré nos récriminations et nos protestations.

La Ville est désormais bloquée en permanence par la circulation. Le Maire de Paris est mis devant la réalité de ses mensonges en matière de construction de logements : Il aura mis quatre ans à découvrir que l’habitat insalubre, squatté, peut tourner au drame ! La propreté ne s’améliore pas. Les Parisiens ne voient pas leur présent en rose. Quant à leur avenir, il est absent des préoccupations du Maire. Paris n’a plus de perspective. La culture de l’éphémère a remplacé la gestion sans doute plus austère mais plus utile. Il est donc temps pour la droite et le centre parisien d’organiser les prochaines élections municipales, en évitant de commettre les mêmes erreurs qu’en 2001.

La majorité municipale d’alors était sortie meurtrie, cassée par les divisions. Il faut donc donner à ceux qui vont affronter la municipalité actuelle une légitimité nouvelle et incontestable, s’ils ne veulent pas être victimes une fois de plus de l’éternel parachuté qui vient de province paré de toutes les qualités (et dont le plus souvent, la province ne veut plus), pour être l’homme « providentiel ».

Nous avons, en effet, besoin de former non seulement un candidat pour les prochaines élections municipales mais une équipe nouvelle tournée vers l’avenir pour aborder les problèmes de Paris. Nous avons besoin que les Parisiens du 16ème et d’ailleurs, nous aident à construire une métropole à vocation mondiale en lieu et place de notre ville qui perd de l’influence et de la qualité de vie.

Le désaveu de Paris aux Jeux Olympiques doit nous permettre de réfléchir et de rebondir. Paris a-t-elle encore cette vocation mondiale ? Laquelle et comment ? Voilà quelles seront les questions qu’il faudra poser aux Parisiens jusqu’en 2008.

Ce ne seront pas les sujets les plus faciles. Il faudra sans doute transformer beaucoup de choses dans les mentalités, dans les structures, dans cette gauche qui considère que le développement économique est d’une importance secondaire par rapport à l’aide sociale ou au schéma culturel.

Je vous le dis nettement : Sans développement économique, Paris ne pourra pas maintenir son développement social et culturel. Comment choisir les porteurs de ce message ? Nicolas SARKOZY a choisi la meilleure solution : celle de faire voter les 15 000 adhérents de l’UMP Paris et de donner ainsi au futur candidat une légitimité démocratique qui permettre d’entraîner l’ensemble des Parisiens.

Pour ces « primaires » qui sont organisées à Paris, je souhaite que beaucoup d’électeurs prennent conscience qu’ils ont désormais leur place pour dire, influencer, peser sur l’élection à venir, que c’est par ce système et lui seul que nous nous préparons à sortir une équipe municipale de gauche élue par accident et qui ne doit être qu’une mauvaise « parenthèse » pour les Parisiens.

Vous le savez, je serai candidat pour représenter l’UMP dans cette primaire. Je pense que nous pouvons battre Bertrand DELANÖE. Dois-je vous dire que cela tient beaucoup à votre mobilisation et votre soutien.

Claude GOASGUEN
Septembre 2005


10-09/2005 - Le scandale des logements insalubres
Cet été a été marqué par deux évènements majeurs qui symbolisent plus que tout les carences de la politique municipale parisienne menée depuis 2001.

L’échec cinglant de la candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2012, mal vécu par un Maire qui s’est révélé mauvais perdant et revanchard, est avant tout celui d’une vision conservatrice de l’avenir de la capitale : alors que le monde évolue, que la compétition se fait chaque jour plus âpre entre les grandes villes du monde, Paris ne cesse de perdre du terrain en prenant des mesures prétendument modernes mais qui sont en réalité déjà dépassées…

La décision du CIO, totalement inattendue pour le Maire de Paris qui avait placé ses espoirs municipaux et nationaux dans ce projet destiné à relancer une mandature à bout de souffle, apparaît en effet comme le signal du décrochage de Paris par rapport aux autres grandes capitales.

Paris perd ses familles et ses classes moyennes, qui ne trouvent ni logements ni places de crèche, mais aussi ses entreprises et ses emplois, ses chercheurs et ses étudiants, ses artisans et ses commerçants, tous délaissés par la municipalité car Bertrand Delanoë, obnubilé par sa propre image, ne s’intéresse pas à l’amélioration de la vie quotidienne de ses administrés et notamment à la situation du logement.

La dégradation de la situation à Paris a été tristement confortée par les trois incendies meurtriers qui sont intervenus coup sur coup dans des immeubles insalubres de la capitale, au cœur d’une métropole de 11 millions d’habitants… Etrange et cruel paradoxe que celui d’une ville qui prétend illuminer le monde et qui tolère sur son sol près d’un millier d’immeubles-taudis !

Comme toujours en pareille occasion, la polémique a fait rage dans les jours qui ont suivi ces drames. Et comme toujours, Bertrand Delanoë, qui n’aime rien tant que triturer les chiffres et les accommoder à sa sauce, s’est fait un malin plaisir de « charger » les équipes municipales précédentes en dénonçant leur prétendue incurie. Mais les chiffres sont implacables et la réalité têtue. Dans les années 80 et 90, Jacques Chirac avait lancé un vaste programme de rénovation de l’est parisien qui avait contribué à éradiquer massivement l’habitat insalubre dont certains quartiers de triste mémoire comme l’îlot Chalon dans le 12e arrondissement. De 1995 à 2001, 89 immeubles ont été démolis ou réhabilités. Depuis 2001, seuls 6 taudis ont été rénovés par la Mairie et 12 sont en cours de réhabilitation. Il est vrai qu’on ne peut pas à la fois régler les problèmes les plus douloureux de nos concitoyens et passer ses journées à faire de la propagande…








Souvenons-nous en effet des promesses de Delanoë en début de mandature : construire 3.500 logements par an, soit 1.200 de plus que son prédécesseur. Belle ambition, saluée de toute part, qui s’est en fait révélée être une vraie duperie : en quatre ans, Bertrand Delanoë a dépensé plus de deux milliards d’euros pour une politique immobilière consacrée principalement à l’acquisition d’immeubles pleins dans les beaux quartiers… au nom de la mixité sociale. Résultat : sur les 3.500 logements financés chaque année, seuls 1.200 sont effectivement construits et attribués à des mal-logés, soit deux fois moins qu’avant 2001… Paradoxe supplémentaire, cette politique de préemption alimente le marché, fait exploser les prix du m² (+ 40% en quatre ans !) et remplit les caisses de la Ville de Paris. En 2004, la spéculation immobilière a ainsi rapporté à la Ville 616 millions d’euros, deux fois plus qu’en 2001 qui aurait permis de rénover bien des immeubles insalubres, à condition de le vouloir !

Cette incurie de la municipalité, doublée d’une véritable trahison des principes humanitaires les plus élémentaires, a obligé l’Etat a réagir avec fermeté. Nicolas Sarkozy a ainsi ordonné à la Préfecture de Police de répertorier les taudis occupés les plus dangereux et d’en expulser les occupants. Il a également demandé que ceux qui sont en situation régulière soient relogés en priorité.

Ces mesures de bon sens, visant à éviter de nouveaux drames et à épargner des vies, ont immédiatement été critiquées par de bonnes âmes qui se sont étonnées que l’on puisse « jeter des hommes à la rue ». De bonnes âmes vraiment ? Non car ces professionnels de l’agitation politique, qui accourent devant micros et caméras dès l’annonce d’une catastrophe pour proclamer la main sur le cœur leur soutien indéfectible aux mal logés, manipulent dans le même temps ces populations déshéritées en les aidant à squatter d’autres immeubles vides et dangereux. Ainsi, dès qu’un taudis se vide, un autre se recrée, avec la complicité de ces bonnes âmes.

Mais de cela, le Maire de Paris n’a cure. Seule lui importe la polémique, qui masque son inaction. J’attends désormais de lui qu’il prenne ses responsabilités et s’engage sans tarder dans l’éradication de l’habitat insalubre. Je lui demande d’engager dès 2005 les 153 millions d’euros de crédits votés et d’affecter en 2006 la moitié des 616 millions de recettes fiscales que la Ville tire de la spéculation immobilière.

Paris pourrait-elle encore être un modèle à travers le monde si elle tolérait l’existence de taudis en son coeur ? Je ne le crois pas !

Claude GOASGUEN
Septembre 2005



24-07/2005 - Pour une autre politique des déplacements à Paris
Depuis plusieurs années, nous vivons sous la férule de la pensée unique qui fait du développement économique et de la circulation automobile la cause de tous les maux.

Il est vrai, bien sûr, que le développement économique doit être maîtrisé, et que le développement durable est beaucoup plus qu’une simple formule idéologique utilisée par des responsables d’extrême gauche en mal de slogan. Il est vrai que les villes doivent contrôler la pollution automobile. Nous ne sommes pas des partisans du « tout » voiture.

Néanmoins les villes, pour être attractives et se développer - Paris notamment qui a des ambitions européennes voire mondiales - doivent favoriser la liberté de circuler en sécurité, pour ceux qui travaillent à Paris et dans l’Ile de France.

Depuis quatre ans, nous vivons ce schéma ubuesque d’un Maire qui considère que le déplacement individuel est une hérésie et qui n’a de cesse que de gêner la circulation automobile, nous enfermant dans des interdictions ou des répressions, élargissant des couloirs de bus, les garnissant de murets (seules véritables constructions de sa mandature), supprimant les parkings, creusant des tranchées pour des travaux concernant un tramway dont la situation géographique referme Paris et dont la vétusté technologique, en face des progrès des bus électriques, devient désormais patente.

Malgré les gênes opposées à la voiture, les transports publics n’ont pas progressé. Le métro est laissé pour compte, les bus sont toujours aussi polluants et la pollution n’a pas baissé. Paris s’est peuplé de deux roues qui ont l’avantage d’aller plus vite mais qui polluent davantage. Quant aux pistes cyclables, la municipalité précédente en avait créé 180 Kms. Bertrand DELANOË, loin des discours euphoriques s’est contenté d’en rajouter 35 Kms.

Tout cela montre l’amateurisme d’une politique de gribouille en matière de circulation. Je pense qu’en toute hypothèse, il nous faudra nous livrer tôt ou tard à des évaluations précises et incontestées dans ce domaine comme dans d’autres.

Pourquoi élargir des couloirs de bus qui n’améliorent pas la circulation des bus eux même ? Pourquoi ne pas évaluer la densité de trafic sur les pistes cyclables, quitte à en fermer quelques unes au moins durant la semaine ? Comment peut-on imaginer que les Parisiens puissent se garer ou stationner quand on limite la création de parkings et qu’on supprime les places de stationnement ?

Nous devrons nous livrer à des évaluations précises pour prendre des décisions, les apprécier, pour que Paris cesse de gérer les déplacements en fonction de critères idéologiques, que la commodité comme le développement soient pris en compte.





Aux tissus d’interdiction et de réglementation qui fleurissent, nous substituerons des politiques alternatives qui reposent sur le choix des moyens du transport dans leur diversité. La liberté de choix est une solution impensable pour nos édiles de gauche. Au lieu de limiter le Vert de Paris à des panneaux d’interdiction, nous devrons lancer un vrai programme de recherche sur les pollutions urbaines reposant sur des PME innovantes. Alors Paris pourra vraiment dire qu’elle cherche à lutter contre les pollutions et deviendra un pôle de référence.

Pour cela évidemment, il faut de l’énergie, une vision prospective de l’agglomération parisienne et il faut oser aller à l’encontre des idées reçues. Ce qui, bien entendu, ne sera pas la pratique de la municipalité jusqu’en 2008.

Claude GOASGUEN
Juillet 2005


15-07/2005 - La transparence, la vraie !
Les mésaventures subies par la Ville de Paris à Singapour ont sorti les Parisiens de la léthargie et du discours euphorique pratiqué par le Maire de Paris. Nous ne pouvons que regretter la mauvaise image que le Maire, par son absence de sérénité, a donné de la Ville de Paris.

La personnalisation excessive du pouvoir dans une ville comme Paris a nui à notre candidature comme elle nuit à la progression de la démocratie locale. Opacité et personnalisation sont, en effet, les deux griefs majeurs d’un système parisien qui est encore loin d’avoir acquis la dynamique démocratique qu’on serait en droit d’attendre de la commune-capitale de la France. Durant des siècles ville administrée par l’Etat, la démocratie parisienne a beaucoup souffert de l’opacité préfectorale. Il aura fallu attendre l’élection de 1977 pour voir apparaître les conditions d’un exercice municipal proche du modèle que connaissent les communes de France depuis des siècles.

Cette évolution récente n’a pu effacer d’un seul coup les traces des pratiques antérieures. En 2001, l’opposition dirigée par un certain Bertrand DELANOË n’avait pas hésité à attaquer violemment un système dénué de transparence. Les choses ont-elles évoluées depuis 2001 ? Dans ses propos, le Maire actuel ne cesse d’invoquer la transparence jusqu’à en galvauder l’usage. Dans la réalité, peu de progrès : les budgets restent toujours aussi obscurs pour les conseillers ou les adjoints eux-même, saisis au dernier moment et sans moyens réels de contrôle. Les conseils d’arrondissement sont dénués de pouvoirs effectifs. Quant aux conseils de quartiers, ils restent cantonnés à un exercice sans moyens et reposent sur un exercice qui dépend de la bonne volonté, assez réduite, du Maire de Paris.

Bertrand DELANOË a, de plus, ajouté sur ce magma une politique systématique de désinformation sur les évaluations et les annonces : les logements, les crèches, la circulation, la pollution, le budget proprement dit, les frais de gestion et les festivités diverses…Tout est sujet à caution. Et pourtant les mensonges les plus cyniques ne souffrent aucune discussion. A l’obscurité antérieure des comptes, s’est ajoutée l’anesthésie lénifiante du discours.

Nous sommes aujourd’hui dotée d’une démocratie locale en trompe l’œil. Il faudra donc renverser en 2008 un tel système pour parvenir à installer une transparence, une vraie celle-là !… Cela devra passer par une clarification des documents administratifs et notamment budgétaires, leur simplification, pour un autre fonctionnement du Conseil de Paris, s’appuyant sur des groupes politiques dotés de véritables moyens d’investigation et de contrôle, et de moyens aujourd’hui inexistants.

Cela passera aussi par une information régulière et annuelle des bilans simplifiés en fonctionnement et en investissement, l’ouverture d’un vrai débat annuel dans les arrondissements et au Conseil. Il conviendra de donner à la population des moyens objectifs d’information, élaborés en commun avec l’opposition municipale du moment, chiffrés, simples et explicatifs. Ce ne sont pas les moyens qui manquent, sur internet, par journaux ou panneaux lumineux. Encore faut-il vouloir informer et ne pas considérer les Parisiens comme de simples consommateurs de loisirs !

Dans le même ordre d’idée, un audit indépendant devra être réalisé à mi-mandature, largement diffusé auprès des Parisiens, largement discuté par les instances municipales. Dans une ville dont le budget équivaut à celui d’un gros ministère, sans commune mesure avec des budgets municipaux ordinaires, la transparence et l’information sont des impératifs démocratiques. Après l’obscurité administrative, après la propagande socialiste viendra alors peut être le temps d’une vraie démocratie locale à Paris.

Cela s’appelle le changement.

Claude GOASGUEN
Juillet 2005


10-07/2005 - Le déclin de Paris
Le 6 juillet, pour la troisième fois, Paris n’a as été jugé apte à organiser les J.O . Même si cela évite à un certain nombre de riverains du Bois de Boulogne des embarras qui ne sont pas négligeables. Cette annonce est un coup dur pour la France et sa jeunesse tournée vers cet espoir. On aurait pu s’attendre de la part du Maire de Paris à une attitude un peu plus digne en face de Londres, vainqueur touché par des actes criminels aveugles. Mais Bertrand DELANOË n’est pas fair-play. Nous le savions. Désormais personne dans le monde ne l’ignorera.

Plus profondément il convient d’analyser les raisons de ces échecs successifs. Le projet de Paris obéissait à une certaine logique et allait jusqu’au bout de cette logique, celle du Paris d’Amélie Poulain, d’un Paris de rêve qui mettait en évidence la qualité de ses monuments et de son « bien vivre ». Cela n’a pas suffi.

Depuis des années, Paris renâcle devant l’effort, renâcle devant les opérations qui lui permettent de conserver une envergure internationale : Pas d’auditorium, pas d’aménagement des Halles, pas de constructions de logement, les seuls chantiers qui existent à Paris sont les travaux de voirie qui construisent les murettes au milieu des voies de circulation. Quelle ambition !…La politique anti-bagnole monopolise l’attention de la municipalité exclusivement et avec le plus grand sectarisme.
Depuis quatre ans, Paris est enfermé dans un discours répressif sans issue sur l’économie : le développement économique est presque jugé par certains membres de l’actuelle municipalité comme un péché véniel.

Le déclin de Paris, c’est aussi cette incapacité que nous avons à nous sortir d’un périphérique qui nous étouffe et qui fait de Paris une petite ville européenne de 2 millions d’habitants en face de Londres avec ses 8 millions d’habitants depuis les réformes de Madame THATCHER. Paris perd ses entreprises au profit de sa ceinture immédiate. Paris perd de l’emploi et se recroqueville sur une culture sans ambitions.

Que restera-t-il des quatre années municipales de Bertrand DELANOË ? Des discours lénifiants, des fêtes. On ne modernise pas Paris en couvrant le déclin par des festivités même si elles sont nécessaires. La culture de l’éphémère ne peut se substituer à la gestion dynamique et prospective d’une grande cité : Bertrand DELANOË a pu entretenir le rêve à partir des J.O. Le CIO a mis brutalement fin à ce discours.

Londres disposait de moins d’équipements sportifs que Paris et pourtant Londres a su convaincre par son dynamisme, son rayonnement, son « fighting spirit » que les jeux seraient une bonne affaire pour tous, les sportifs et le développement économique.

Nous n’avons pas su nous battre. Il ne sert à rien de contester l’adversaire. Paris est en train de descendre en 2ème division et Londres dispute la place à Shangaï ou New-York dans les matches des villes mondiales.

Paris devra-t-il devenir comme Vienne une capitale avec des Musées, de bons restaurants et des fêtes. Les Parisiens pourront-ils accepter de remettre en cause la glissade à partir d’engagements précis concernant le développement économique, l’excellence universitaire, la recherche, l’ouverture sur les cités qui nous environnent dans la proche ceinture ? Tel est l’enjeu.

Nous ne devons pas nous endormir. Nous devons donner confiance aux Parisiens pour amorcer le changement et réaffirmer la vitalité de Paris . Il faut changer la politique à Paris dès 2008. N’oublions pas le 6 juillet 2005.

Claude GOASGUEN
Juillet 2005


08-07/2005 - JO à Paris : l'échec
Rien ne sert d'attaquer Delanoë ou tel ou tel. Le dossier français était bon dans l'optique qui était celles des autorités françaises. La vraie question est ailleurs.

Pourquoi à trois reprises Paris n'a- t'il pas attiré le CIO? La réponse est beaucoup plus profonde.

Londres joue le rôle d'une capitale qui se veut moderne et tournée vers l'avenir à la hauteur de Shangaï et New York. Paris s'enferme dans un discours passéiste recouvert d'une teinture d'image festive.

Elle se met à la hauteur de Vienne et tend dans l'avenir à ressembler à Venise. Le film de Besson était parfaitement à l'image de la politique de Delanoë: un passé teinté de festif vantant à juste titre la qualité de vie parisienne. Mais il ne se tournait absolument pas vers l'avenir, vers le monde, avec tous les choix difficiles que cela comporte.

Pour le candidat que je suis à la mairie de Paris, il ne s'agit pas de critiquer la personne du maire, il a été au bout de sa logique, celle du passé et de l'éphémère.

Il s'agit d'opposer une autre logique, celle du développement économique, de la culture de l'excellence, d'un grand Paris en concurrence avec le grand Londres et avec les formidables villes asiatiques qui naissent.

Ce qui s'est passé avec la décision du CIO doit être pour tous les parisiens une prise de conscience pour sortir de la facilité et de la mode parisiennes. Ce sont eux qui choisiront en 2008, et on ne pourra pas m'accuser d'avoir choisi le discours de la facilité.


01-07/2005 - Act up, une provocation de trop
Le dimanche 5 juin, des militants d’Act Up ont voulu commémorer le premier anniversaire du “mariage” de Bègles en organisant un simulacre de mariage entre deux femmes dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Une messe, célébrée par l’Archevêque de Paris devant des milliers de fidèles, venait de se terminer. Monseigneur Jacquin, recteur de la cathédrale, a été victime des échauffourées qui ont suivi. Dans l’enceinte de la cathédrale, les militants d’Act Up ont crié « Benoît XVI, homophobe, complice du sida ».

« Association issue de la communauté homosexuelle, Act Up-Paris veille à défendre équitablement toutes les populations touchées par le sida », lit-on sur le site internet de l’association. C’est d’ailleurs au titre de la lutte contre le sida qu’elle touche chaque année des subventions publiques.

On ne peut qu’être surpris d’apprendre que la violation d’un lieu de culte relève de la santé publique. Il ne s’agit plus là de défendre des populations, mais bien de venir empêcher des personnes de pratiquer librement la foi qu’elles ont choisie. Les militants d’Act Up ne toléreraient-ils donc pas que d’autres aient une croyance ? Savent-ils ce que vit individuellement chacun de ceux qui viennent à Notre-Dame soit pour se recueillir, soit pour profiter de ce lieu culturel et patrimonial ?

Par leur action, ce sont deux principes fondamentaux qu’ils remettent en cause. Ils ne respectent d’abord pas le droit à la liberté religieuse et la simple liberté individuelle. Ce lieu est un lieu de culte qui, en tant que tel, a une valeur sacrée pour des millions de croyants. C’est aussi un lieu chargé d’histoire, source d’inspiration pour François Villon, Victor Hugo et Paul Claudel, où Philippe le Bel a réuni les premiers Etats Généraux du Royaume en 1302 pour affirmer l’indépendance de la France à l’égard de la papauté, où Napoléon a été sacré empereur en 1804, où le général de Gaulle s’est rendu, en 1944, pour célébrer la libération de la France, avec le général Leclerc et les chefs de la Résistance française. On mesure la dérive de cette association au choix qu’elle a fait de ce lieu sacré chargé de symboles et d’histoire pour se livrer à une provocation violente mais dérisoire dans le but d’élever un comportement intime en revendication sociale.

Act Up ne respecte pas non plus l’élémentaire liberté de chacun à choisir son mode de vie. Aucun prêtre ne va célébrer une messe dans leurs locaux. Personne ne vient chez ces militants réclamer qu’ils se soumettent à tel ou tel choix de vie. Certains militants d’Act Up s’autorisent, eux, cette licence. Il ne s’agit plus de défendre un comportement mais de vouloir l’imposer à tous.

Ils déconsidèrent ainsi, par cet acte inadmissible, la cause qu’ils défendent. Il est normal que l’argent public serve à lutter contre le sida. Il n’est pas acceptable en revanche qu’il serve à alimenter un activisme de l’intolérance. Au-delà même de cette dimension financière, c’est l’élémentaire respect des principes humanistes qui est ici mis en cause. Des élus de la Nation ne peuvent pas l’accepter. Il est temps que ces pratiques, qui relèvent de l’intimidation, cessent.

Liste des signataires :
Jean-Claude ABRIOUX, député de Seine St Denis
Jacques Bobe, député UMP de Charente
Louis Cosyns, député UMP du Cher
Bernard Depierre, député UMP de côte d’or
Jean-Paul Garraud, député UMP de Gironde
Guy Geoffroy, député UMP de Seine et Marne
Claude Goasguen, député UMPde Paris
Marc Le Fur, député UMP des Côtes-d’Armor
Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes
Jacques Myard, député UMP des Yvelines
Jean-Marc Nesme, député UMP de Saône et Loire
Dominique Richard, député UMP du Maine-et-Loire
Irène Tharin, députée UMPdu Doubs
Christian Vanneste, député UMP du Nord
Béatrice Vernaudon, députée UMP de Polynésie française


24-05/2005 - Les JO, pourquoi? comment?
A l’heure où j’écris, nous ne savons toujours pas si Paris sera désignée comme Ville Olympique en 2012. Mais les « bruits de couloirs » semblent donner à notre ville de sérieuses chances.

Nous sommes tout à fait conscients des difficultés qui seront occasionnées, notamment dans le 16ème arrondissement, par la tenue de ces Jeux mais nous ne pouvons pas ne pas nous féliciter que cette manifestation, au retentissement mondial, se déroule à Paris. Une fois que l’on a tenu un tel propos, l’essentiel reste pourtant à dire et à faire. Il convient de se poser deux questions, les J.O., pourquoi ? les J.O., comment ?

Les J.O., pourquoi ? A la différence d’Athènes, Paris est une ville déjà fortement équipée en stades et lieux sportifs de toute nature. Il est vraisemblable qu’après Paris, les J.O. seront davantage tournés vers des capitales qui ne disposent pas d’une infrastructure sportive suffisante permettant ainsi à de nouvelles nations d'apparaître sur la scène mondiale. Paris risque d’être dans son genre un dernier modèle de J.O. "à l’ancienne".

L’impact sportif ne sera pourtant pas négligeable loin de là. On sait que l’organisation des Jeux pourra attirer vers le sport des centaines de milliers de jeunes français. Nous ne pouvons que nous en féliciter. De plus, il y aura un impact économique et commercial, plus de 40 000 emplois seront induits par une relance d'activité. A l’heure des délocalisations et des difficultés économiques, il ne s’agit pas là d’un apport négligeable. Le dossier préparé par le gouvernement est reconnu comme étant le plus solide, à quelques nuances près.

La question devient plus compliquée lorsqu’on examine le comment des J.O. ? D’ores et déjà, nous devons penser à l’utilisation ultérieure des équipements mis en place et aux transformations opérées.

Nous n’accepterons pas d'abord que les contribuables parisiens soient chargés pour longtemps par un déficit financier que très peu de villes ont su éviter. Nous n’accepterons pas non plus que les équipements et les constructions réalisées soient laissés à l’abandon, comme c’est le cas trop souvent, après les Jeux.


Nous n’accepterons pas enfin que les J.O. soient une occasion pour certains de réaliser des opérations lucratives qui n’ont rien à voir avec le développement économique et sportif. De même les J.O. ne doivent pas servir au Maire de Paris à combler le déficit d’investissements qui est le sien pour la réalisation de travaux qui n’ont rien à voir avec les Jeux. Nous exigerons donc un contrôle précis et rigoureux de tous les marchés, de tous les investissements, de tous les équipements mis en place dans Paris.

Nous n’accepterons pas, par exemple, que le Bois de Boulogne soit défiguré par la construction d’un Dôme à Roland Garros qui n’a rien à voir ni avec les Jeux ni avec le tennis. Pour les implantations à Batignolles, nous souhaitons et nous défendrons la réalisation d'un vrai centre universitaire avec des vrais logements pour les étudiants, et une vraie relance de la recherche parisienne, sur l'emplacement du village olympique.

Quant à la prolongation du tramway qui devrait s’étendre de la Porte de Versailles à la Porte d’Auteuil, via le boulevard Exelmans, nous nous battrons farouchement contre la réalisation inutile et coûteuse de cette lubie municipale chère à Bertrand DELANOË, qui consiste à enserrer Paris par un tramway qui sera obsolète dans moins de 10 ans.

L’annonce des J.O. à Paris sera donc une vraie satisfaction pour la France toute entière. Elle sera le moment de toutes les vigilances, pour le 16ème arrondissement et pour les Parisiens, d'un combat difficile à l’égard d’une municipalité, dont le laisser-aller dans la gestion de la capitale ne nous inspire aucune confiance.

Claude GOASGUEN
Ancien ministre, Député de Paris
Président du Groupe UMP au Conseil de Paris


02-05/2005 - OUI pour Paris
Le référendum sur la constitution européenne, le 29 mai prochain, était assez curieusement absent des propos lors de la dernière séance du Conseil de Paris. Et pourtant, au-dessus de la plupart des sujets débattus, planait la présence de notre participation passée et présente à l’Union Européenne. Certains l’apprécient et je suis de ceux-là. D’autres sont hostiles, même s’ils n’osent plus dénoncer les progrès issus de notre adhésion européenne.

Le Conseil décida de l’attribution d’un site prestigieux pour JEAN PAUL II : le Souverain Pontife ne fut-il pas l’unificateur de cette Europe élargie qui fait débat ?

Les questions d’actualité portèrent sur l’incendie tragique de l’Hôtel Opéra. Peut-on envisager de réguler les flux migratoires autrement que dans le contexte européen ? La France et Paris pourraient-elles gérer seules, accueillir et honorer ses engagements humanitaires ?

La municipalité nous présenta le bilan de la diminution de la prostitution à Paris. Le Préfet de Police nous informa des progrès de la lutte contre le proxénétisme : Pourrait-on envisager la lutte contre cet esclavage odieux d’homme et de femme, sous la violence de proxénètes sans scrupules, sans une meilleure coopération judiciaire et policière de l’Europe ? Je pourrais multiplier les exemples. L’Europe était là dans l’hémicycle de notre Conseil, et bien là !…

Pour Paris, l’Europe est la chance de sortir de la tentation du repli, de la fermeture, du faux confort qui déjà anesthésient ou anémient suffisamment notre capitale.

On est, en effet, d’habitude plus disert sur les sujets politiques, quelquefois les plus saugrenus, au Conseil de Paris. Mais le Maire Bertrand DELANOË fut bien silencieux. Il est vrai que les socialistes ont beaucoup de mal à se mobiliser et que les divisions sont fortes !…

Comment pourrions-nous expliquer à nos compatriotes européens que cette même ville qui réclame avec tant d’ardeur l’organisation des Jeux Olympiques, qui réclame avec tant d’ardeur de conserver sa prééminence culturelle, pourrait renâcler devant l’ouverture européenne ? Paris ne doit pas se replier.

Plus que les autres cités, elle doit s’ouvrir au monde et à l’Europe. Il faut dire OUI le 29 mai, OUI à l’EUROPE, OUI à PARIS..

Claude GOASGUEN


06-04/2005 - Permettre aux parisiens de suivre à Paris les obsèque de Jean-Paul II
Communiqué de presse de Calude GOASGUEN, 05/04/05
Devant les demandes qui se multiplient à Paris de pouvoir suivre les obsèques de Jean Paul II ce vendredi 8 avril, notamment de la part des jeunes, rappelant ainsi l’immense succès des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), Claude GOASGUEN, Président du groupe UMP au Conseil de Paris, député de Paris, demande à la Mairie de Paris de mettre à la disposition des parisiens des équipements de retransmission publique. Il estime en effet souhaitable et légitime de permettre aux milliers de personnes qui ne peuvent se rendre à Rome pour assister aux funérailles du défunt Pape de pouvoir assister en direct et ensemble à la cérémonie.
Il propose à la Mairie de Paris de mettre en place des instruments de diffusion sur une grande place parisienne ou dans un stade, comme elle l’a déjà fait à de nombreuses reprises dans d’autres circonstances.


29-03/2005 - Où va l'argent des subventions?


Avec Delanoë, vous ne l’ignorez pas, Paris serait passé de l’ombre à la lumière. Cette rengaine est devenue le credo d’une majorité divisée et incapable depuis plus de 4 ans qu’elle est aux affaires de proposer un projet porteur d’avenir aux Parisiens.
S’il est un domaine où on cherche désespérément un peu de clarté dans un océan d’opacité, c’est bien celui des subventions aux associations. Le clientélisme règne en maître, l’information du public n’existe pas, l’arbitraire est absolu.

Lors de notre dernier conseil ce n’est pas moins de 15 600 000 € de subventions qui ont été distribuées à des associations. Les montants sont très variables mais les objectifs et les méthodes, sont les mêmes depuis quatre ans.

Sur l’ ensemble, 106 projets de délibérations pour un montant de près de 3 300 000€ étaient entachés d’illégalités manifestes. L’information du Conseil était pour les autres très aléatoires. A qui, pourquoi, comment ? Ce sont des questions qu’un élu de la majorité, comme de l’opposition, doit se poser lorsqu’il délivre de l’argent public.

Malgré mon interpellation en début de séance, l’exécutif s’est refusé à discuter. Touché sur un domaine sensible, le Maire s’est drapé dans le costume de défenseur du progrès social. En réalité, il refusait de justifier ses choix. En raréfiant l’information il est facile de glisser des organisations douteuses dans un ensemble pléthorique. Ne disposant même pas du nom du Président pas plus que de la date de sa création, comment peut-on se faire une idée de l’action d’une association subventionnée au titre de la Politique de la Ville ? Comment distinguer le bon grain de l’ivraie ? Que cache-t-on sous l’illégalité ?

L’argent des Parisiens doit-il entretenir les camarades du Maire de Paris ? Comme par hasard et dans la plus grande obscurité 90% des subventions localisables ont été attribués à des associations œuvrant au bénéfice des habitants des arrondissements détenus par les amis de Bertrand DELANOE dont plus d’un million d’euros pour le seul 18éme.

Le double langage qui consiste à se parer des vertus de la transparence, à jouer les chevaliers blancs de la rigueur morale alors qu’on organise la répartition des prébendes sur le dos des Parisiens fera long feu. Où sont les procédures promises par la municipalité ? Où en est la chasse à l’abus des subventions que promettait le candidat Delanoë ? Il n’y a jamais eu autant de subventions votées que depuis 2001.

« Gutta cavat lapidem » disaient les romains, la goutte attaque la pierre la plus dure. Nous ne pourrons compter que sur nous mêmes pour informer les Parisiens sur des pratiques qui déshonorent ceux qui en abusent, car la presse parisienne se montre bien peu vigilante sur ces sujets. Mais rappelez-vous : « on » disait aussi que Jospin serait Président de la République, en 2002, alors Bertrand Delanoë, rendez-vous en 2008 !…



13-03/2005 - Coordination pour la sauvegarde du Bois de Boulogne
Le 12 mars dernier la Coordination pour la sauvegarde du Bois de Boulogne a organisé une manifestation contre le projet du Dôme de 15 000 places prévu dans le Bois de Boulogne,pour les JO 2012 puis pour Roland Garros.
Environ 500 personnes se sont ainsi réunies.
Etaient venus soutenir ce combat, les députés Pierre-Christophe Baguet pour Boulo gne, Claude Goasguen pour Paris, René Dutrey conseiller de Paris et présidents des Verts, Dorothée Pineau, maire adjoint à l’urbanisme de Boulogne, des élus de la mairie du XVI°, ainsi que divers conseillers régionaux.
François Douady, Président de la Coordination précise dans un communiqué : "Cette importante mobilisation de nos adhérents nous incite à prévoir une nouvelle manifestation , avec une meilleure préparation, et à organiser cette fois un défilé ,et cela dans un quartier de Paris plus médiatique."


08-03/2005 - Vivre la Ville au féminin
Paris, administrativement gérée pendant des décennies, n’a pas pu, ou n’a pas su anticiper, à l’instar d’autres cités dans le monde, les modifications profondes qui s’imposaient. En 2001, la nouvelle équipe avait laissé entrevoir une évolution qui avait suscité beaucoup d’espoir. La création d’un « Bureau des temps », hérité d’une expérience menée à Milan depuis 1994, confié à la Première Adjointe au Maire laissait espérer des modifications en profondeur. La création d’un « Observatoire de l’égalité entre les hommes et les femmes » s’inspirait de la même préoccupation. Force est de constater qu’au bout de quatre ans le Maire de Paris n’a pas su dépasser le stade du discours. Les quelques réalisations ne sauraient masquer la faiblesse des réformes apportées. Il a manqué les moyens mais surtout la volonté politique d’imposer une mutation difficile.

A Paris, les femmes représentent 53% de la population, leur taux d’activité s’élève à 56%, contre 48,7% pour la France entière : entre 20 et 49 ans ce taux s’élève à 77,8%. La part des cadres et professions intellectuelles supérieures atteint 31% pour les parisiennes contre 9% en France.

A Paris plus qu’ailleurs, la structure familiale a subi des bouleversements qui concernent, au premier chef, la situation des femmes : 85% des parents isolés actifs sont des femmes. 65% des couples ayant 1 ou 2 enfants sont bi-actifs. On connaît mal la réalité de l’émergence des familles monoparentales, qui représentaient déjà 26% du total des familles en 1999, mais dont la croissance est sans doute très forte.

La femme parisienne travaille donc davantage et est davantage confrontée à l’isolement sans trouver de vraies solutions aux multiples problèmes qu’elle rencontre… La municipalité n’a pas su faire face et a manqué cruellement de volonté politique. La nouvelle place de la femme à Paris implique des réformes profondes qui vont bien au-delà des expérimentations ou des discours.

D’abord augmenter les équipements de proximité pour la petite enfance, qui sont rendus nécessaires par l’activité des femmes…On sait ce qu’il en est. On manipule les chiffres, on est en retard.

Il convient aussi de modifier le « temps » administratif parisien. Le temps qui manque reste un souci bien parisien. La précédente municipalité avait tenté d’élargir les plages horaires des mairies d’arrondissement. L’expérience n’a pas été étendue. Il faudra pourtant, tôt ou tard, ouvrir les services municipaux de base le samedi et en donner la responsabilité aux maires d’arrondissement.

Laisser l’imagination et l’initiative privée, éventuellement aidée, se substituer à la lourdeur administrative : haltes-garderie, car-sharring, baby circles comme à Londres.

On pourrait enfin développer le télétravail, parfaitement adapté à Paris, qui concerne près de 25% des salariés au Danemark.

Il faut fluidifier l’information administrative, accélérer les procédures pour améliorer la gestion générale de la Ville, mettre en place une vraie « e-gouvernance » à Paris en prévoyant l’extension des réseaux d’information et un guichet unique sur internet.

Certes toutes ces modifications ne sont pas faciles à mettre en place. Elles se heurtent à l’immobilisme qui naît des habitudes. Mais il serait peut-être temps de sortir du discours pour appliquer les solutions.

Il ne suffit pas de « conjuguer une journée au féminin » à Paris, mais de permettre aux Parisiennes de mieux vivre la Ville à Paris en permanence. Ce n’est toujours pas le cas.

Claude GOASGUEN
Ancien Ministre
Député de Paris
Président du groupe UMP au Conseil de Paris


28-02/2005 - Prix des Droits de l'homme 2005
Le B'NAI B'RITH France vient de remettre à Claude GOASGUEN le Prix des Droits de l'Homme pour l'année 2005, décerné chaque année à une personnalité qui oeuvre pour la paix et le respect des droits de l'homme.
Le B'NAI B'RITH France est une association humanitaire représentée dans 59 pays agissant pour la défense des droits de l'homme, la lutte contre l'antisémitisme et le racisme. En tant qu'organisation non-gouvernementale elle siège à l'ONU, à l'UNESCO et au Conseil de l'Europe.


07-02/2005 - M. DELANOE : voilà où nous en sommes!
Voir la lettre ouverte de Claude GOASGUEN à Bertrand DELANOE parue dans le journal Les Echos le 7 février 2005.


28-01/2005 - LIVRE NOIR
Le Paris Perdu de Bertrand Delanoë, Chronique d'une désillusion annoncée

Le livre noir de la gestion de la ville de Paris, publié par le Groupe UMP du Conseil de Paris est disponible. Pour le recevoir, vous pouvez envoyer un chèque de 3 euros à l'ordre du groupe UMP, Hôtel de Ville, 75196 Paris cedex RP.

Préface de Claude GOASGUEN, Président du Groupe UMP
En lisant ce petit livre noir, beaucoup se diront :
l’UMP de Paris en fait trop ! … Ceux-là se trouvent
déjà dans cette atmosphère d'apesanteur qui règne sur
Paris depuis trois ans. Je leur conseille vivement de se
pencher avec attention sur les tableaux et les informations
qui sont contenus dans ce document. Certains
diront au contraire : c’est un pétard mouillé ! …
L’UMP de Paris n’a pas grand chose à reprocher à
l'actuel Maire de Paris ! … Ceux-là seront déçus effectivement,
car nous ne souhaitons pas nous laisser aller
à des attaques personnelles, à des "petits mots" qui
font la joie des chroniqueurs de politique poubelle.
Une vraie question s’est posée : pourquoi est-il
donc nécessaire de publier un livre d'informations
dans cette ville de Paris dont la municipalité se vante
d'être un parangon de transparence sinon de vertu ?
Il nous est apparu nécessaire de le faire : la démocratie
ne pourra s’épanouir dans la désinformation
élevée à l'échelle d'un système. Nous le devons aux
Parisiens qui travaillent, paient leur impôt pour
permettre de gérer au mieux leur ville, pour qu'ils
connaissent quelques réalités qui restent ignorées et
sont pourtant nécessaire pour juger, critiquer les
décisions municipales.

Jamais les Parisiens n'auront été autant bombardés
d'informations par une municipalité qui apparaît
ouverte et jamais ils n’auront disposé d’aussi peu de
sources qui permettent de se faire une opinion.
Jamais la désinformation n’a été pratiquée avec un
tel talent balançant entre les contre-vérités les plus
cyniques et les discours sirupeux du maire de Paris.
Certes, les décisions municipales sont restées trop
longtemps dans un mutisme qui trahissait la permanence
d'un passé préfectoral. La Mairie de Paris
n'avait pas, sans doute, suffisamment accepté ou
compris la révolution qu'impliquait la réforme de
1977 ou de 1983. Les Parisiens ne se sont pas sentis
suffisamment concernés par les choix municipaux et
sont restés loin des évolutions, demeurant davantage
consommateurs de service public que citoyens à part
entière, responsables des choix. Ces pratiques sont
désormais caduques.
On aurait pu penser que la nouvelle municipalité,
qui avait proclamé haut et fort son attachement à la
citoyenneté parisienne, aurait changé les pratiques.
On a modulé un nouveau discours, plus attrayant,
mais la pratique n'a rien gagné, en clarté, bien au
contraire. Toujours omniprésente malgré les habillements,
la permanence administrative contraint le
Maire de Paris à un camouflage liquoreux. Aujourd’hui
on atteint le sommet de la distorsion entre ce
qui est dit et ce qui est fait. Le discours hédoniste
d'un côté, la réalité assez triste des réalisations
municipales de l'autre. Un discours euphorique dans
une ville de plus en plus riche qui ne parvient pas à
donner les services de base que les Parisiens sont en
droit d’exiger d’une Mairie : logements, la possibilité
de circuler convenablement entre transport
public ou privé, une ville propre, pouvoir disposer de
places en crèches …
La municipalité actuelle s’avère, en effet, incapable
de gérer convenablement avec ténacité et
efficacité les dossiers difficiles, ceux qui impliquent
des choix d'avenir. Elle est aussi inopérante sur les
questions les plus routinières. En revanche, elle a un
art consommé pour distribuer des monceaux de
poudre aux yeux que les médias répercutent sans
avoir les moyens d’en critiquer la réalité.
Nous manquons, en effet, cruellement d’une
presse parisienne, qui nous permette de "provincialiser"
Paris et qui expose la réalité concrète des
problèmes municipaux. On continue de noyer les
problèmes des Parisiens au sein d'informations
nationales. Les hebdos ou quotidiens de gauche,
surtout ceux qui prétendent à une information
"objective", les mêmes qui, il y a quelques années se
déchaînaient contre les "turpitudes" des maires de
droite, sont désormais aveugles devant les errements
du maire de gauche : Saint Bertrand Delanoë ! Tout
le monde tend à se satisfaire du déclin parisien, la
droite provinciale la première, les maires de la
ceinture blanche désormais autour de Paris, et ceux
qui ont trop entendu parler de Paris pour ne pas se
satisfaire de cette molle gestion dans une molle
indifférence.
Il ne pourra y avoir de débat d’avenir pour Paris et
pour son essor, si nous continuons, nous Parisiens, à
vivre dans cette désinformation rampante. C’est le
motif essentiel qui nous a poussé à publier ce document
d’information sous forme de Livre Noir. Nous
voulons introduire le débat démocratique dans cette
ville où, sous les aspects ronflants des multiples
comités et conseils, on laisse en réalité les habitudes
perdurer sans sursaut, engluées dans le discours lénifiant
du Maire de Paris.
La période que nous allons vivre sera, en effet,
une période charnière et stratégique pour Paris. Il ne
s'agit pas d'un propos anodin. Depuis plusieurs
années, Paris perd des emplois et des entreprises.
Depuis trois ans, on ne construit plus à Paris de
logements sociaux, ni intermédiaires, ni privés, il
suffit de passer le périphérique pour le constater.
L’exode des classes moyennes et des jeunes vers la
proche banlieue, qui connaît une mutation inverse de
celle de Paris, est un phénomène majeur.
Paris pendant longtemps attraction pour le
"désert" français, Paris se vide aujourd’hui vers la
Province ou les communes périphériques. Rien de
tout cela ne serait dramatique, si nous sentions dans
la municipalité actuelle la volonté de réagir et non
d'accentuer le lent déclin de Paris capitale.
Paris est certes une ville forte, mais elle doit choisir
pour l'avenir les fonctions d'excellence qui seront
les siennes et cela bien en amont. Nous n'avons pas
entendu de la part de la nouvelle municipalité de projet
pour Paris. On sait le sort que réserve la fable à la
Cigale. Le projet d'avenir naîtra d'un débat ardent et
non du grand sommeil.
Je me tourne d'abord vers les adhérents, les militants
et les élus de l'UMP : nous avons endigué sans
broncher l'impopularité, les attaques les plus viles, la
marque méprisante d'une culture de gauche politiquement
à l'agonie, mais c'est vous qui déciderez du
projet alternatif pour Paris en 2007 (ou 2008). C'est
vous aussi et tous ceux qui nous rejoindront, qui
feront le choix des candidats pour mener nos idées.
Cette modeste contribution au débat nécessaire en
constitue le prémisse. De l'information naîtra le
débat, du dialogue émergeront les idées et les contributions
pour l'Avenir de Paris.


11-01/2005 - Comment déloger le parisien moyen?
Le Maire consentira-t-il à reconnaître qu’il y a une vraie crise du logement à Paris ? Cessera-t-il de mouliner, comme il le fait, sur des chiffres plus fallacieux les uns que les autres pour nous faire croire qu’il réagit ? La crédibilité de ces déclarations peut trouver éventuellement écho chez certains journalistes complaisants de la presse parisienne, mais certainement pas chez les parisiens confrontés à la plus grave crise du logement que connaît Paris depuis les années Cinquante.

Le décalage entre les chiffres annoncés et la réalité des logements produits par la Mairie est en effet vertigineux. L’écart repose sur la définition même du logement social. Disons les choses : les petits esprits, dont les Parisiens sont à
99 % d’entre eux, dont nous-même, pensent qu’un logement social est un logement vide construit avec des aides publiques et offert à l’habitation des parisiens. On pourrait donc penser que Bertrand DELANOË a logé 3500 parisiens par an depuis 2001.

Nous en sommes loin, Monsieur DELANOË appelle logement un achat immobilier par la Ville de Paris et les Collectivités publiques qu’il soit habité ou non : … Les résultats ne sont pas les mêmes : des 11000 logements prévus offerts aux Parisiens, on se limite à 4731 logements créés ou en construction et à 9500 logements préemptés et achetés dont 80% sont occupés.

Pour donner des chiffres encore plus précis sur les logements sociaux parisiens construits et livrés chaque année : en 1995 le nombre était de 2978 logements par an pour la Ville de Paris seule, il est passé en 2001 à 1230 par an, 1389 en 2002 et 2295 en 2003, avec cette fois la participation de la Région et de l’Etat.

On est loin des chiffrages annoncés et répétés à l’envie par le Maire de Paris. Le chiffrage remplace la réalité des faits. Nous voyons là une belle illustration du détournement de la politique vers la désinformation par l’annonce.

Quant aux classes moyennes qui ne peuvent bénéficier des logements sociaux de la Ville, le refus de construire opposé par le Maire de Paris à la construction de logements intermédiaires est net et sans ambiguïté. En trois ans, la Ville de Paris a participé au financement de 25 prêts locatifs intermédiaires ! … Il y va de même pour l’accession sociale à la propriété qui ne plaît pas, comme si on pensait dans le beffroi de l’Hôtel de Ville que tout propriétaire est virtuellement un homme de droite.

La crise du logement atteint donc des proportions dramatiques. Pas de constructions publiques, pas de constructions privées puisque le Maire de Paris taxe celles-ci d’une obligation de 20% d’HLM ce qui augmente les prix pour le constructeur. Le blocage du marché foncier et locatif est complet et les prix s’envolent ! …

Rassurez-vous, citoyens parisiens des classes moyennes, vous pouvez vous apprêter à traverser le périphérique. Le Maire de Paris a, en effet, décidé de déloger le parisien moyen !…

Reste une note « rose » à ce tableau sombre et elle est assez cocasse. Il y a au moins une personne qui s’enrichit de la spéculation qui frappe la capitale, c’est le Maire de Paris, puisque cette année les droits de mutations auront atteint le chiffre record de 616 millions d’euros (à titre de comparaison, en 2001 les mêmes droits étaient de 360 millions d’euros). La Ville s’enrichit fiscalement de la crise parisienne.

Il faudra, néanmoins, que tôt ou tard le Maire de Paris nous explique où passe l’argent d’une ville de plus en plus riche et qui satisfait de moins en moins les besoins les plus essentiels qu’un citoyen est en droit d’attendre d’une municipalité… se loger, circuler, avoir des rues propres et un air moins pollué !…

Claude GOASGUEN
Ancien ministre
Député de Paris
Président du Groupe UMP au Conseil de Paris


21-12/2004 - Sous les pavés, la plage...
Tout le monde se souvient de cette formule incantatoire de Mai 68 célébrant l'anticonformisme et l'hédonisme d'une période faste qui n'avait pas connu la crise … « sous les pavés, la plage ».

Les gentils révolutionnaires d'alors sont aujourd'hui proches de la retraite. Le temps de la plage était presque arrivé avec Bertrand DELANOË. Paris avait besoin, il est vrai, d'une politique d'animation culturelle. Mais la Mairie de Paris s'est tant occupée de la plage qu'elle a oublié qu'il fallait gérer aussi plus prosaïquement les pavés.

Il y a, en effet, désormais un abîme entre le discours de Bertrand DELANOE et la réalité de la gestion quotidienne des problèmes des Parisiens. Jamais la ville n’a pourtant été aussi riche grâce à la spéculation immobilière que l’immobilisme du Maire, en matière de construction, entretient : 660 millions d’euros d’impôts de mutations, contre 330 millions d’euros en 2001, des taxes indirectes en augmentation, un emprunt, une masse fiscale globale en hausse !

Jamais la Ville de Paris n’a été aussi riche et jamais elle n’aura autant manqué à ses devoirs quotidiens à l’égard des Parisiens : Pas de logements, des "bouchons", Paris sale, pas d’équipements de proximité malgré les promesses, la fuite des classes moyennes, des jeunes, des entreprises.

Paris, mal gérée, est pourtant riche, même si cela gêne les pudeurs hypocrites de la Gauche en place. Même les projets les plus pharaoniques et donc les plus symboliques s'enlisent dans la gestion approximative, comme on l’a vu pour les Halles.

Le Maire annonce des crédits d’investissement. Mais il ne dépense que les dépenses de personnel. Cinq mille emplois municipaux de plus en trois ans. Pour les dépenses de fonctionnement, plus de 25 %. Les crédits d'investissement sont gelés et reportés d'une année sur l'autre.

Il est temps que la municipalité réalise que la gestion de Paris ne se limite pas aux discours ou à quelques réalisations médiatiques, mais qu'elle nécessite un austère travail de dossier et de la continuité dans une période cruciale pour l'avenir de Paris.

Oui, sous la plage, il y a les pavés ! Cela est sans doute moins médiatique mais sûrement plus sérieux. Bonne année 2005 à vous tous.


01-12/2004 - Non à la diffusion de la chaîne Al-Manar
Claude GOASGUEN s'est prononcé en faveur d'un arrêt de diffusion.
Il a obtenu du groupe UMP à l'Assemblée nationale une révision de loi de juillet 2004 sur l'audiovisuel afin de rendre plus efficace les demandes du CSA.
Plus d'informations.


17-11/2004 - Démentir la rumeur sur la mort d'Arafat
Claude GOASGUEN a officiellement demandé au Premier Ministre qu'un démenti soit apporté aux rumeurs propagées au sujet d'un éventuel empoisonnement de Yasser ARAFAT, qui mettent en danger la paix au Proche-Orient et la sécurité intérieure de notre pays.

Lettre adressée à J.P. RAFFARIN, 17 novembre 2004.
Le décès de Yasser ARAFAT, le 11 novembre 2004, a constitué un événement mondial dont les répercussions dépassent largement les frontières du Proche-Orient et le conflit israélo-palestinien. Vous savez à quel point ce qui se passe dans cette région du monde a des retentissements forts, notamment au sein des communautés musulmanes et juives de notre pays. Depuis quelques jours des rumeurs concernant un éventuel empoisonnement du leader palestinien sont propagées, et largement développées par la presse. La représentante officielle de l’Autorité palestinienne à Paris a contribué à leur diffusion, en n’excluant pas cette hypothèse.
La persistance de cette rumeur m’a poussé à envisager la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les conditions du décès de Monsieur Yasser ARAFAT. La lourdeur des procédures dictées par les articles 140 et 141 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale nous impose aujourd’hui d’aller plus vite.
Le mutisme des ayant droit de Yasser ARAFAT peut avoir des conséquences dramatiques. La France peut-elle accepter d’autre part, elle qui a donné au leader palestinien les derniers soins dans un hôpital militaire, de rester plus longtemps dans cette situation ? La couverture que constitue le secret médical sur ce type d’affaire, en effet, est assez dangereuse lorsqu’il s’agit d’une personnalité politique engagée dans un combat, et dont la mort peut servir les intérêts de tous les extrémismes, si des précisions ne sont pas apportées dans les plus brefs délais. Je voudrais également souligner auprès de vous les risques qui pèsent sur l’ordre public dans notre pays déjà secoué par les actes d’antisémitisme et les agressions racistes qui se multiplient.
C’est la raison pour laquelle je vous demande, Monsieur le Premier Ministre, sans violer le secret médical, de bien vouloir démentir par la voie la plus officielle, et de la manière la plus formelle, cette rumeur concernant l’empoisonnement hypothétique du leader palestinien. Il vous appartient d’apaiser et de rassurer le plus rapidement possible, afin d’éviter d’éventuels débordements que pourrait susciter la persistance du doute.
Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’assurance de ma considération distinguée.
Claude GOASGUEN


26-10/2004 - Le bois de Boulogne ne doit pas devenir Luna Park
Les Jeux Olympiques et la candidature de Paris pour 2012 ont décidément bon dos ! Notre arrondissement peut se trouver désormais affublé d'un tramway qui joindra la Porte de Versailles à la Porte d'Auteuil par le Boulevard Exelmans ou l'avenue de Versailles sans que l'on ait étudié la possibilité de mesures alternatives et sans que l'on ait consulté ni les riverains ni les élus.

Mais il y a mieux. Des tractations en coulisses dont nous entendons parfois quelques murmures laisseraient prévoir un agrandissement à 20 000 places du Stade Roland Garros, prenant pied sur le Bois de Boulogne, bénéficiant d'une couverture d'une partie du périphérique, doté d'un Dôme …etc…

Là encore, élus et associations ont marqué leur inquiétude de voir, sous le manteau des J.O., se concrétiser des opérations de finances qui n'ont pas grand-chose à voir ni avec les J.O., ni avec le sport, ni avec l'environnement.

Voilà longtemps que la Fédération de tennis, organisme riche et puissant, souhaitait organiser un Roland Garros plus grand et empocher les bénéfices au passage de quelques concerts lucratifs.

Lors de la séance du Conseil de Paris du mardi 19 octobre, je me suis opposé avec les élus du 16ème et suivi par une grande partie des élus de l'UMP et des Verts à la couleuvre qu'on voulait nous faire avaler : un Luna Park qui dénaturerait un peu plus la vocation du Bois de Boulogne.

Les riverains du Bois de Boulogne sont déjà dotés de cette nuisance considérable que représentent les matchs de football qui se tiennent au Parc des Princes auxquels s'ajoutent quelques concerts calamiteux.

Le PSG (entreprise commerciale très lucrative) continue de bénéficier de subventions de la Ville de Paris malgré tous les écarts que ses supporters imposent.

Un peu plus loin, le Stade Jean Bouin va être considérablement agrandi et le Stade Français, équipe professionnelle de rugby, bénéficie elle aussi des largesses en subventions de la Ville et, donc, des contribuables.

On parle beaucoup depuis quelque temps du devenir de Longchamp et de l'Hippodrome d'Auteuil. Le caractère professionnel du sport a changé la nature et la vocation des installations sportives. Le sport est devenu spectacle et il est tout naturel que les établissements sportifs veuillent de plus en plus être rentables par la diversification des spectacles.

Nous ne pouvons accepter l'extension de telles dérives sous la couvert des J.O. Cela transformerait la nature même de ce poumon vert qu'est le Bois de Boulogne pour les Parisiens. Car c'est l'environnement de proximité mais aussi celui de tous les Parisiens qui est en cause par la multiplication de décisions concentrées dans le même périmètre.

Reste de surcroît à gérer le problème de l'accessibilité multiple aux installations sportives. Monsieur BAUPIN, l'Adjoint Vert à la circulation, se trompe en croyant résoudre les problèmes par un tramway qui va paralyser davantage encore l'accessibilité notamment celle des riverains.

Malgré les réticences opposées par la Mairie et la Préfecture de Police, il n'y a pas d'autres solutions que celles d'empêcher l'accès des voitures les jours de compétition et de réserver le parking aux riverains dûment enregistrés préalablement. Cette procédure efficace serait en revanche très lourde. Elle se heurte à l'hostilité des sociétés "festives" et des clubs. Il est donc impensable de créer, dans un tel contexte un nouveau pôle autour de Roland Garros, ce que d'ailleurs le CIO ne demande pas. Le Bois de Boulogne doit rester celui de la promenade, des familles, de l'organisation de loisirs et ne peut devenir pour des raisons lucratives un terrain consacré aux spectacles, aux jeux et aux jeux de cirque.

"Panem et circenses", c'était la devise des potentats de Rome qui souhaitaient désintéresser le peuple des affaires importantes. Nous n'accepterons pas que le Bois de Boulogne devienne un moderne "Colisée" ou un nouveau Luna Park.


26-10/2004 - La Turquie et l'Europe
Je voudrais en quelques mots vous expliquer les raisons de mon opposition résolue à l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne et je voudrais le faire sans les rodomontades auquelles ce débat a donné lieu ou les manœuvres politiciennes qui trahissent à partir de cette question importante les ambitions de tel Fabius ou autre Bayrou.

Pour des raisons militaires la plupart du temps, les présidents successifs de la République de De Gaulle à François Mitterrand, ont laissé espérer aux Turcs une possible adhésion à l'Europe. Cette attitude ne pouvait manquer de poser à terme des problèmes.

Le Président de la République, Jacques CHIRAC, a hérité de cette situation dont il nous faut sortir. Les Français le demandent massivement même si en réalité ils pensent davantage à l'immigration maghrébine et aux musulmans arabes plutôt qu'aux Turcs. Mais ce désir ne pourra être ignoré. Il se développe d'ailleurs partout en Europe.

Des arguments viennent conforter le refus :
Historiquement et géographiquement, la Turquie n'appartient pas à l'Europe. Economiquement l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne représenterait un choc que l'Europe n'est pas en mesure d'assumer.

Démographiquement, la Turquie deviendrait le premier pays de l'Union Européenne. Même si la langue de bois habituelle nous interdit de le dire, la Turquie est un pays musulman, dirigé par un parti islamiste même si sa constitution est laïque. La Turquie n'est pas seulement Istanbul, c'est aussi un pays proche de l'Iran ou du Pakistan : N'oublions pas non plus les arméniens et les kurdes !…

L'adhésion ne se fera pas. Et il est plus honnête de ne pas la laisser espérer. La franchise est quelquefois utile en matière de diplomatie !… Oui à un partenariat privilégié, non aux espoirs donnés d'adhésion.

Certes, la constitution française ne permet pas aux députés de conduire la politique internationale. Mais dans le cas d'acceptation, nous multiplierons les réserves financières, juridiques, les procédures permettant aux Français de s'exprimer. Le Président de la République sur proposition de Nicolas SARKOZY a accepté un vote référendaire. L'Europe qui est la nôtre n'est pas un patchwork qui comprendrait, au nom d'idées dénaturées, tout ceux qui voudraient trouver un débouché commercial.

Le Président de la République doit le comprendre. L'UMP d'ailleurs l'a signifié sans ambiguïté. L'entêtement à ce sujet rendrait hypothétique le vote positif en faveur de la constitution européenne.


21-09/2004 - L'incohérente politique de circulation à Paris
Une politique de circulation doit tenir compte du contrôle de la pollution, c'est une absolue nécessité. Une ville moderne, comme Paris, a besoin d'assurer dans les meilleures conditions possibles le transport non seulement des Parisiens, des Franciliens, mais aussi des visiteurs, des enfants et des personnes âgées. La politique des transports est globale. Elle est une condition nécessaire pour le développement économique d'une ville.

Les grandes agglomérations, l'Ile-de-France par exemple, constituent, pour l'avenir, les pôles moteurs de la croissance mondiale. Tout doit être mis en œuvre pour améliorer la compétitivité de Paris-Ile-de-France. Une étude récente montre que Paris, en avance dans le passé grâce au métro, perd sa primauté par rapport à Londres notamment.

Paris doit disposer d'une vraie politique municipale, concertée avec tous les partenaires. Cette politique n'existe pas. La Mairie de Paris se contente de faire des "coups" médiatiques sans cohérence. Comme d'habitude, le discours prime sur la réalisation.

Les exemples abondent : on met en place des lignes "Mobilien", couloir de bus au milieu des grands boulevards, avec des bus tout aussi polluants qu'auparavant. Résultat : baisse d'activité des quartiers, gêne à la circulation. Dans le même ordre d'idée : des quartiers verts, qui n'ont rien de vert, viennent compliquer à l'excès la circulation dans beaucoup de quartiers.

Les pistes cyclables ? Il ne s'agit pas de gêner l'utilisation de la bicyclette. Mais on ne dispose toujours pas d'une évaluation précise de chaque piste cyclable (moins de 1% des déplacements parisiens en tout). Peut-on assimiler le vélo en semaine à celui du week-end ? A-t-on évalué l'utilisation à titre professionnel de la bicyclette ? Quelles catégories sociales, quelles catégories d'âge sont concernées ?

Les parkings : La Ville opte pour une diminution de la circulation des automobiles, mais elle réduit la construction de parkings. Il y a donc de plus en plus de demandes mais de moins en moins d'offres. Un élève de l'école primaire serait capable d'analyser ce qui se produit : moins de parkings, donc plus chers, donc des stationnements de plus en plus désordonnés, des verbalisations de plus en plus lourdes par une Mairie de Paris désormais compétente en ce dossier. Faut-il que les Parisiens s'engagent à ne pas disposer de voiture pour pouvoir habiter à Paris ?

Le tramway ? Symbole de modernité, panacée, comme il l'était déjà dans les années trente !… Pour des raisons électorales immédiates et bien comprises, puis pour des raisons d'équilibre financier de la RATP, avec la complicité des gouvernements de gauche, comme de droite, les Parisiens risquent de se trouver dotés d'un tramway circulaire dont on ne tardera pas à s'apercevoir de l'absurdité.

Il est urgent de préparer l'avenir et d'être cohérent. On sait que de grandes entreprises françaises, américaines, canadiennes pourront commercialiser d'ici 10 ans de vrais moteurs électriques, sans pollution et de longue durée. On regrettera alors les chantiers, les nuisances d'un tramway qui trouverait sa vraie signification dans la jonction avec les communes voisines de Paris.

Les incohérences de l'actuelle municipalité ont déjà des conséquences : moins de passagers dans le métro (- 2,8% en 2003, moins de trafic de bus (-3 % en 2003). Moins de circulation à Paris, mais toujours autant de pollution. Les conséquences économiques sont tangibles. La circulation avec la politique du logement constituent les deux incohérences majeures de l'actuelle Mairie de Paris. Les Parisiens doivent en prendre conscience avant qu'il ne soit trop tard.


20-09/2004 - Réforme de l'AME
Claude GOASGUEN a cosigné en juillet dernier une proposition de loi avec Thierry MARIANI, député du Vaucluse (lire cette proposition de loi).
A ce jour, 120 députés UMP soutiennent cette proposition, et une demande de mission parlementaire a été faite auprès du Président de l'Assemblée nationale.
Claude GOASGUEN vous explique pourquoi dans le texte suivant :

Les dépenses engendrées au titre de l’Aide Médicale d’Etat ne cessent de croître depuis ces 5 dernières années. Supposée garantir des soins aux plus démunis, étrangers en situation régulière ou irrégulière, l’AME est donnée sous des conditions très sommaires et non vérifiées. En 2003, l’AME a eu 170 000 bénéficiaires pour un coût estimé à 489 millions d’euros, sans compter les dettes de l’année précédente d’un montant de 89 millions d’euros.
Sans la remettre en cause, il apparaît utile d’encadrer l’AME, afin que soient limités autant que possible les abus comme les inscriptions multiples, ou les fraudes par le biais de fausses déclarations, qui coûtent très cher à la société. Pour cela nous proposons que le maire du domicile du demandeur soit l’unique dépositaire des dossiers de demande d’AME (au lieu de quatre organismes à ce jour) et qu’il puisse en vérifier les pièces en précisant son avis à l’autorité qui instruit les demandes, et qui en retour devra motiver sa décision.
L’Aide Médicale de l’Etat est une dépense suffisamment conséquente pour que nous en sécurisions la procédure d’amission. Cette proposition de loi permet de le faire.



20-07/2004 - Non à la venue de M. Bouteflika
Claude GOASGUEN et Geneviève LEVY, député du Var et maire-adjoint de Toulon, ont adressé, avec 63 de leurs collègues députés une lettre ouverte au Ministre des affaires étrangères.
Ils s'indignent de la venue, le 15 août 2004, du Président algérien aux cérémonies de commémorations du débarquement de Provence, et demandent à ce de nouvelles avancées soient entérinées au sein du lourd passif qui alourdit encore les relations entre nos deux pays.
Extraits de la lettre :
"L’annonce de la venue du Président algérien, Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA, aux cérémonies de commémoration du Débarquement en Provence le 15 août prochain suscite de très nombreuses réactions.
Les anciens combattants et les rapatriés d’Algérie s’indignent de cette invitation de la France qui représente une insulte à la mémoire de ceux qui sont tombés pour libérer la France et que Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA a toujours ignorés, voire bafoués.
Nous avons l’honneur de vous demander qu’à cette occasion le Président algérien puisse annoncer un certain nombre de mesures très attendues par les rapatriés d’Algérie et notamment Harkis, et parmi lesquelles la libre circulation des Harkis, la coopération sur le sort des disparus et la reconnaissance de la violation des accords d’Evian.
Ces annonces permettraient d’atténuer les remous que suscite la présence de Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA à Toulon le 15 août prochain. L’oubli des Harkis et des rapatriés n’honore pas la France dans son souci de célébrer son légitime devoir de mémoire.


Par ailleurs, Claude GOASGUEN a écrit au Président de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, M. BALLADUR, pour demander à ce que les députés soient informés et participent à l'organisation du traité d'amitié entre nos deux pays annoncé cet été.


06-07/2004 - Le tramway n'est pas un gadget électoral!
Tribune de Claude Goasguen, France Soir, 6 juillet 2004
Le tramway que le maire de Paris avait promis d’inaugurer avant les élections municipales de 2007 est, de nouveau, dans une très mauvaise passe. La délibération du Conseil de Paris déclarant l’intérêt général du projet vient, en effet, d’être annulée par le tribunal administratif que des associations parisiennes avaient saisi, entraînant parallèlement l’annulation d’autres délibérations importantes et rendant caduque la procédure d’enquête publique.
La décision du tribunal n’est pas fondée sur un vice de forme, comme l’affirme Bertrand Delanoë, mais sur une question de fond qui concerne l’ensemble du processus de concertation et d’information des Parisiens sur ce sujet comme sur bien d’autres. Sur les milliers de Parisiens qui se sont exprimés lors de l’enquête publique, 91 % ont désapprouvé le principe d’aménagement du tramway sur le boulevard des Maréchaux. Par ailleurs, fait rare, l’un des trois magistrats chargés de mener l’enquête publique avait émis un avis défavorable au projet présenté par la municipalité. Ces éléments auraient dû alerter Bertrand Delanoë et l’inciter à faire preuve de prudence. Cela ne l’a pourtant pas empêché de persister dans sa volonté d’imposer son tramway, qui ne correspond ni aux souhaits des Parisiens ni aux intérêts de Paris.
Les conséquences judiciaires et financières à venir seront lourdes pour les contribuables. Le chantier risque de subir des aléas, de gêner la vie quotidienne de milliers de Franciliens et de Parisiens et d’hypothéquer les intérêts des riverains. Les élus UMP du Conseil de Paris ne sont pas hostiles au principe d’un tramway dans la capitale, d’autant moins que c’est la précédente municipalité qui a lancé l’idée et engagé les premières études de faisabilité. Paris doit se doter d’un mode de transport moderne, silencieux et non polluant qui permette aux Parisiens comme aux Franciliens de se déplacer plus facilement, et de diminuer les embarras de circulation à Paris et en proche banlieue. Mais il s’agit aussi de créer un outil qui dynamise une économie parisienne déclinante. De ce point de vue, l’entêtement, depuis 2001, du maire de Paris à promouvoir un tramway circulaire sur les boulevards des Maréchaux, dont la conséquence évidente est de créer une nouvelle barrière entre Paris et les communes périphériques, est une absurdité. A cette stratégie à courte vue d’enfermement et de « muséification » de Paris, nous opposons une politique d’ouverture, de coopération et de développement harmonieux entre Paris et les communes limitrophes dont le tramway peut être un élément essentiel.
La déconvenue juridique que connaît le maire de Paris doit être l’occasion d’ouvrir une concertation avec les Parisiens mais aussi avec les communes périphériques. Une réflexion sérieuse doit s’engager avec les acteurs institutionnels sur la possibilité de réaliser un tramway qui s’inscrive dans un véritable plan régional de transports urbains. Telle n’est pas l’intention de la Mairie de Paris. Il est donc de notre devoir de mettre en garde contre l’abus de droit et de pouvoir que constituerait un deuxième passage en force au Conseil de Paris. Un nouveau recours s’imposerait et les associations seraient en droit d’y recourir.
La protection de l’environnement n’est ni de droite ni de gauche. La loi protège simplement les citoyens contre les abus dus à la précipitation. On connaît trop les conséquences dramatiques que peuvent entraîner les chantiers lancés dans la précipitation électorale. Le tramway ne doit pas être un gadget d’affichage mais une chance pour un nouveau développement de Paris !


17-06/2004 - Une phase nouvelle pour l'UMP à Paris
Il est toujours aléatoire de tirer des conclusions nationales ou parisiennes à partir d'élections européennes. Mais on nous avait tellement annoncé la mort de l'UMP à Paris que nous ne pouvons nous refuser ce petit plaisir : l'UMP de Paris fait le meilleur score de tous les départements d'Ile-de-France. Même s'il y a de réelles inquiétudes dans certains arrondissements, les masses électorales droite/gauche se stabilisent et nous permettent d'envisager de passer à une phase nouvelle de notre reconstruction.

Le débat qui va s'ouvrir, et qui s'est ouvert depuis quelques semaines, porte, en effet, sur l'avenir de Paris et sur l’urbanisme futur. Il est important. Nous ne souhaitons pas nous enfermer indéfiniment dans une simple querelle de gestion avec DELANOË ou dans une nostalgie d’un passé révolu. Il est indispensable d'apporter aux Parisiens une vision nouvelle de l'avenir de leur ville capitale. C’est désormais la tâche essentielle de notre formation politique à Paris.

C'est à partir du PLU et du débat ouvert, qui sera peut être complété par l'ambition d’organiser les Jeux Olympiques, que nous devons travailler. Ce débat-là est primordial. Il pose des problèmes de choix économiques fondamentaux : comment Paris peut-elle redevenir la capitale de la création, de l'excellence universitaire en même temps que culturelle, de l’innovation technologique et de la recherche ? Des orientations très concrètes en découlent : comment peut-on, par un plan de circulation programmé, quantifié, assurer la fluidité des échanges nécessaires entre Paris et l'Ile-de-France sans pour autant tomber dans le tout voiture ou l'anti-voiture de la politique de la municipalité actuelle ? Comment développer une intercommunalité entre Paris et les communes les plus proches pour régler les questions d'habitat, d'environnement, de développement harmonieux ? Le Paris du XXIème siècle peut-il se limiter aux 105 km2 de surface du Paris du XIXème siècle ? Comment innover et trouver des possibilités d'interdépendances spécifiques à une région qui s’adapte mal aux structures de décentralisation ?

Cette réflexion est prioritaire pour les élus UMP au Conseil de Paris et dans les arrondissements. Nous ne devons pas nous enfermer dans un débat de basse politique avec DELANOË. Il devra gérer les contradictions de sa propre majorité. Il faut, au contraire, ouvrir un vrai dialogue avec les Parisiens. Cette ouverture montrera, s'il en était besoin, à quel point les questionnaires officiels de DELANOË restent des simulacres de concertation.
Claude GOASGUEN


01-06/2004 - Assez!
Dire que la colère monte dans les rangs des élus, des militants, des électeurs de droite et du centre à Paris, est peu dire !

Dire que la désinformation fait rage à Paris et que jamais nous n'avions connu de telles méthodes totalitaires de propagande, ce n'est pas forcer le trait, mais dire tristement la réalité. La démocratie n'existe pas sans une information claire et pluraliste.

Nous ne pouvons accepter trois ans encore, que la Mairie de Paris mente sur sa politique et sur les conséquences chiffrées de celle-ci.

Qu'il y ait des désaccords sur le chiffrage du nombre de places en crèche, du nombre de logements construits ou de tel autre sujet de vie quotidienne des Parisiens, peut déjà inquiéter. Mais accepter que l'on se noie dans la logorrhée sans donner la moindre parcelle d'information à l'opposition parisienne et aux parisiens, s'apparente à des pratiques que la démocratie française et parisienne ne peut accepter.

La presse parisienne elle-même ne peut obtenir des chiffres que par l'intermédiaire du bureau officiel de la propagande de la Mairie. On refuse aux élus de l'opposition le droit d'investigation élémentaire auprès des directeurs de crèches, des directeurs d'école, des agents de la ville qui dirigent la politique sociale de la Mairie. On refuse même que l'opposition puisse contester les chiffres extraits de longues investigations. N'a-t-on pas entendu une adjointe de Monsieur DELANOË considérer que les demandes d'explication de l'opposition traduisaient le vide "sidéral" de notre démarche politique. Et Bertrand DELANOË ose parler de transparence, ose parler de vertu, ose parler de morale républicaine !…

Nous ne souhaitons qu'une chose, que les journalistes puissent faire leur métier, que l'opposition puisse travailler, que les Parisiens sachent. Je ne pensais pas devoir un jour l'exiger à Paris. Non, Monsieur DELANOË, Tout ne va pas pour le mieux à Paris. Assez de mensonges, nous voulons une information objective, des chiffres clairs … Les Parisiens doivent savoir la vérité.


28-05/2004 - La politique des rubans
Tout le monde connaît la fable de la Cigale et la Fourmi.
La cigale peut-elle se transformer en fourmi ? C'est une question que n'avait pas envisagée La Fontaine. Elle perturbe visiblement le maire de Paris actuel. Depuis trois ans que la Mairie de Paris est occupée par la cigale DELANOË, nous sommes abreuvés de discours, de coups médiatiques, d'initiatives en tout genre, de plages, de nuits, de "pride".

Ce bilan médiatique, au sens quantitatif du terme, est sûrement globalement positif pour le Maire de Paris. Nous arrivons à tout connaître de ses habitudes et le Nouvel Observateur prend des allures de Gala. La gauche caviar adore, en effet, se repaître des us et coutumes de ce Maire de Paris qu'elle n'espérait plus.

Mais voilà que la cigale DELANOË voudrait se transformer en fourmi. Mutation génétique difficile. Comment passer du verbe à la réalité de la gestion parisienne. Bien sûr on donne dans la propagande. De ce point de vue l'Hôtel de Ville est largement pourvu en professionnels de l'intervention auprès des médias. Mais malgré tout le talent des services de "l'intox", on peut difficilement sur le terrain cacher les réalités. On ne construit plus. Les crèches, sont très en retard. Les taux de pollution restent inchangés, l'évolution de la circulation tourne au drame. Le chômage est un record en Ile-de-France. Le marasme économique aboutira au départ des entreprises et des classes moyennes de l'autre côté du périphérique.

La cigale peut continuer de chanter. Il lui sera difficile de se faire passer pour une fourmi.

Reste alors l'expédient. Nous allons entrer dans cette période-là, la plus dangereuse, celle de la précipitation pour couper les rubans tricolores avant 2007 :
Déjà des signes avant-coureurs se sont manifestés. La construction du tramway en retard dans le plus grand mépris des formes, voire même de l'illégalité, sera tôt ou tard sanctionnée par les tribunaux. Le retard de construction des logements motive l'engouement soudain de la Mairie pour les tours, pardon les immeubles de grande hauteur. Les travaux dont on parle beaucoup, les Halles, permettront d'alimenter l'illusion qu'il s'agit d'une municipalité novatrice. Où sont les évaluations financières, les consultations, les délais ? C'est vrai qu'on est toujours cigale quand on fait la fourmi chez DELANOË.

La candidature de Paris aux Jeux Olympiques va permettre d'annoncer n'importe quoi. On parle ainsi d'élargissement de Roland Garros alors que ni les élus, ni la population n'ont été consultés.

On nous parle aussi évidemment d'un tramway qui permettrait de joindre la Porte de Versailles à la Porte Saint-Cloud, sinon la Porte d'Auteuil, par le Pont du Garigliano. Mais si ! …Mais si !… Habitants du 16ème arrondissement, vous ne serez pas déçus.

Rassurez-vous néanmoins, la cigale n'est jamais devenue fourmi, et je crois qu'en l'occurrence, il faut s'en féliciter. Seule l'obsession velléitaire de couper les rubans tricolores pour faire croire que … demeure à l'horizon de Paris pour 2007.
Affaire à suivre …


17-05/2004 - Refondation
43 % à Paris, lors des élections régionales, pour la liste menée par Jean-François COPE, c'est mieux que la plupart des grandes villes de France où nous avons subi des défaites cinglantes. Mais c'est aussi un signe que notre formation n'a pas su trouver le dynamisme et la force de rassemblement qui devait être son atout principal.
Il est donc temps que l'UMP fonctionne à son plein régime. Les dirigeants actuels ne sont pas en cause, car ils ont été les initiateurs de ce rassemblement tant attendu par les électeurs de droite.
L'UMP a connu une centralisation excessive, un excès de pouvoir entre les mains de trop peu de responsables. Cette période de rodage, qui a nécessité de l'autorité, est révolue. Tout le monde reconnaît désormais que la diversité d'une formation politique n'est pas forcément un ferment de divisions, qu'elle est au contraire un atout pour un rassemblement plus large. Ce pluralisme doit d'abord reposer sur des fédérations puissantes organisées et entendues par les instances nationales, à Paris comme ailleurs.
Rien ne se fera sans les militants, les adhérents et les élus de terrains. Ils ne sont pas là pour exécuter, ils sont là pour discuter et dire leur sentiment, leur vision de la France de demain. Ils sont là pour exprimer les difficultés de la France "d'en bas". Ils sont la force de l'opposition sans lesquels rien n'est possible au niveau national.
C'est la raison pour laquelle nous demandons unanimement à Paris que notre Fédération, la plus puissante de France, soit dotée de vrais moyens financiers qui permettent notre développement dans les arrondissements et qu'elle soit dotée d'un vrai pouvoir de proposition, à Paris comme partout ailleurs en France.
Rien ne doit se décider sans que les militants, les hommes et les femmes qui parcourent inlassablement le terrain n'aient fait connaître aux instances nationales les propositions de la "base" dans les débats de fond comme pour les investitures aux élections.
Au prochain congrès de l'UMP, il s'agira de procéder à la refondation de notre formation politique.
Claude GOASGUEN


15-05/2004 - Assez
Dire que la colère monte dans les rangs des élus, des militants, des électeurs de droite et du centre à Paris, est peu dire !
Dire que la désinformation fait rage à Paris et que jamais nous n'avions connu de telles méthodes totalitaires de propagande, ce n'est pas forcer le trait, mais dire tristement la réalité. La démocratie n'existe pas sans une information claire et pluraliste.
Nous ne pouvons accepter trois ans encore, que la Mairie de Paris mente sur sa politique et sur les conséquences chiffrées de celle-ci.
Qu'il y ait des désaccords sur le chiffrage du nombre de places en crèche, du nombre de logements construits ou de tel autre sujet de vie quotidienne des Parisiens, peut déjà inquiéter. Mais accepter que l'on se noie dans la logorrhée sans donner la moindre parcelle d'information à l'opposition parisienne et aux parisiens, s'apparente à des pratiques que la démocratie française et parisienne ne peut accepter.
La presse parisienne elle-même ne peut obtenir des chiffres que par l'intermédiaire du bureau officiel de la propagande de la Mairie. On refuse aux élus de l'opposition le droit d'investigation élémentaire auprès des directeurs de crèches, des directeurs d'école, des agents de la ville qui dirigent la politique sociale de la Mairie. On refuse même que l'opposition puisse contester les chiffres extraits de longues investigations. N'a-t-on pas entendu une adjointe de Monsieur DELANOË considérer que les demandes d'explication de l'opposition traduisaient le vide "sidéral" de notre démarche politique. Et Bertrand DELANOË ose parler de transparence, ose parler de vertu, ose parler de morale républicaine !…
Nous ne souhaitons qu'une chose, que les journalistes puissent faire leur métier, que l'opposition puisse travailler, que les Parisiens sachent. Je ne pensais pas devoir un jour l'exiger à Paris. Non, Monsieur DELANOË, Tout ne va pas pour le mieux à Paris. Assez de mensonges, nous voulons une information objective, des chiffres clairs … Les Parisiens doivent savoir la vérité.


07-05/2004 - La vérité des chiffres, tout simplement!
Nous abordons la deuxième partie de la mandature de l'actuelle municipalité parisienne. Il serait temps de tirer les premiers bilans et de comparer les réalités aux promesses. Exercice périlleux pour les hommes politiques en général !…Le maire de Paris, Bertrand DELANOE incarne parfaitement la caricature que l'on fait du politique : parler beaucoup, de l'avenir, faire le minimum pour le présent.

Peu d'inaugurations tangibles en effet : comment couper des rubans sur des couloirs de bus ? On affectionne plutôt, ces derniers temps, le changement de nom de rues. Cela ne coûte pas cher et cela peut rapporter politiquement gros. On célèbre des fêtes, des Nuits Blanches, des plages, des Tours Eiffel rouges, mais … de crèches … peu, d'écoles …peu ! Comme l'aurait dit François MITTERRAND qui a beaucoup inspiré la génération DELANOE : On a fait à Paris durant ces trois ans "beaucoup de paille et peu de grain".

Tout cela serait grave, si les Parisiens étaient en mesure de juger de la réalité des choses. Mais la Mairie de Paris ne se contente pas de discours, elle accompagne les arabesques verbales d'une politique de désinformation patente à l'égard des contribuables et des citoyens parisiens.

Nous touchons là à un point beaucoup plus grave encore pour l'avenir que les habillages politiciens. Comment les faits pourront-ils être connus par les électeurs parisiens qui vont voter dans trois ans ? Notre inquiétude est grande de voir les Parisiens rester dans l'ignorance des chiffres des réalisations présentes et à venir de la Mairie. Il ne suffit pas de parler de transparence. Encore faut-il donner à la démocratie les moyens de fonctionner par la communication d'informations sures.

Deux exemples de désinformation nous ont particulièrement inquiété ces derniers mois à Paris. Bertrand DELANOE n’a pas hésité à affirmer qu’il avait créé depuis trois ans 2000 places de crèches supplémentaires. La presse s’est faite l’écho de ce bilan tellement répété qu'il remplace la cruelle réalité. De même, nous entendons régulièrement vanter la production de 3500 logements sociaux par an à Paris depuis trois ans et il est difficile, même à la presse, de connaître la réalité des informations.

Nous avons du faire un travail de "taupe" pour en savoir plus sur les crèches, Bertrand DELANOE s'étant tout simplement attribué les places de crèches ouvertes financées et programmées par son prédécesseur et qui arrivaient à terme. La réalité des investissements programmés et achevés en matière de crèche avoisine non les 2000 créées par la mairie socialiste, mais plutôt les 200. Une paille !….

Il en va de même pour l'embrouillamini de la politique du logement. La Ville a mis en chantier depuis trois ans 3558 logements. Je rappelle qu’en 1999, la Ville de Paris avait réalisé 2794 logements dans l’année. En l’an 2000, le nombre de logements privés et sociaux mis en chantier à Paris était de 6000 unités, en 2003 il est de 2500 unités.

A travers ces exemples chiffrés, difficilement collationnés, on voit la force de la désinformation. Elle avoisine à ce niveau le mensonge public. L’inquiétude principale qui est la nôtre en cette période de mi-mandature est là : les Parisiens disposeront-ils d'un chiffrage vrai pour juger. Nous voulons simplement qu’il soit fait droit à ce principe de base de la démocratie : des chiffres vrais et incontestables. Ensuite chacun fera son choix.
La vérité des chiffres, tout simplement… !


15-04/2004 - Mi - temps
Nous voici parvenus à la mi-temps du "match" qui opposera, dans trois ans, les équipes municipales de gauche autour de Bertrand DELANOE et celles de l'opposition pour une alternance à Paris. Et certes, nous aurions préféré que ce moment important ne soit pas gâché par les résultats du scrutin régional du 28 mars !…

Si la Droite nationale a subi un revers électoral important, la Gauche parisienne aurait tort de croire à l'ampleur de sa victoire. Il n'y a pas eu d'effet DELANOE qui se soit rajouté à la vague nationale contre le gouvernement. La Gauche mais aussi la Droite parisienne ont réalisé pour leurs listes respectives des scores supérieurs à la moyenne régionale. Néanmoins, il s'agit d'une défaite qui ralentit, d'autant, notre remontée en face d'un pouvoir municipal qui abuse de la désinformation et la mauvaise foi.

A mi-mandat nous savons désormais que Bertrand DELANOE n'a pas réalisé les engagements qu'il avait promis aux Parisiens, ni en matière d'équipements de proximité (notamment pour la politique de l'enfance) ni en matière de logements. Malgré les affabulations, le bilan est mauvais lorsque l'on examine la réalité du travail de l'équipe en place. Quant à la propreté et à la circulation, tous les Parisiens constatent le désordre et les inconvénients qu'il en résulte pour le développement économique d'une ville durement frappée par le chômage et le départ des entreprises de l'autre côté du périphérique.

Durant trois ans, Bertrand DELANOE a parlé au passé. "Toutes" les difficultés étaient dues à ses prédécesseurs. Pour les trois ans qui viennent, Bertrand DELANOE va parler au futur. Et nous allons entamer, après la fin d'une campagne électorale qui aura ainsi duré trois ans, la prochaine campagne électorale qui durera les trois ans restant. Il faut croire que Bertrand DELANOE ne sait pas conjuguer les verbes au présent et se réfugie dans l'incantation plutôt que dans l'action.

Durant trois ans, nous allons être inondés de rêves, d'espoir, de maquettes, de perspectives, de discours sur le Paris du futur et idées pharaoniques du Maire de Paris. Nous n'aurons, bien sûr, pas d'évaluations financières, de consultation, de dialogue et il y a fort à parier que les services de propagande de l'Hôtel de Ville continueront leur croissance. On ne parlera toujours pas au présent à la Mairie de Paris.

Nous ne souhaitons qu'une chose pour les Parisiens, c'est qu'ils puissent juger, en connaissance de cause, du bilan de Bertrand DELANOE et qu'ils ne se laissent pas abuser par le bombardement médiatique, fallacieux, qu'on est en train de préparer pour eux dans le beffroi de l'Hôtel de Ville.



02-04/2004 - Régionales 2004
Certes, les résultats dans le XVIème sont excellents, lors des élections régionales des 21 et 28 mars, et je tenais à les porter à votre connaissance, (puisque la presse ne le fait pas) !…

Certes, les résultats sur Paris montrent une stabilité des forces de gauche et de droite, puisque les listes COPE et HUCHON ont fait à Paris des scores supérieurs à la moyenne régionale !….

Certes, DELANOË aurait tort de s'attribuer les mérites d'une victoire qui est, en réalité, une défaite du gouvernement Raffarin !… Quoiqu'on ait pu en dire, par ci par là, il n'y a pas eu d'effet DELANOË sur ces élections.

Certes, certes … Mais …mais la défaite est lourde à plus d'un titre et il ne servirait à rien de la nier ! Encore faut-il se mettre d'accord sur la signification qu'on lui attribue.

Les explications sont nombreuses et complexes. Depuis le mois de septembre, le gouvernement, après avoir réussi la réforme des retraites, s'est perdu dans des mesures catégorielles qui on fait perdre de vue, aux Français, l'essentiel. La défection de François BAYROU, élu en même temps que nous sur le même programme, le retour de querelles personnelles au sein du gouvernement, ont fait réapparaître le fantôme de la division et fait perdre confiance à beaucoup de Français sur notre volonté de régler les problèmes essentiels. Comment peut-on faire accepter aux Français l'idée que des élections régionales soient des élections locales alors que 19 ministres sont en lice, dont trois à Paris ? Autant de maladresses.

Les résultats du 28 mars montrent aussi à quel point l'UMP, ce parti puissant, n'a pas fonctionné. On ne peut diriger, en effet, un parti d'en haut. La vocation d'un parti politique est de faire entendre la France d'en bas. L'organisation de l'UMP doit donc être repensée totalement.

L'UMP doit devenir le théâtre d'un vaste débat sur la France que nous souhaitons. Quelles réformes nous apparaissent prioritaires ? Quels sacrifices les Français sont-ils capables d'accepter ? Quelles ambitions doivent être les
nôtres ? Nous ne devons pas accepter que les socialistes qui, entre 1997 et 2002, ont dilapidé les fruits de la croissance, à un moment où le sursaut était possible, viennent aujourd'hui nous donner des leçons de rigueur et d'équilibre. Nous n'accepterons pas non plus à Paris que l'on continue à désinformer les Parisiens sur l'avenir de la Capitale.

J'ai été élu, comme une majorité de parlementaires, sur des engagements précis et fermes. Je n'entends pas avec mes collègues de l'UMP, déroger à ce pacte avec les électeurs.

Ce qui s'est passé entre 1995 et 1997 reste dans nos mémoires. C'est en ce moment qu'il faut faire preuve de détermination si nous voulons moderniser notre pays.


24-03/2004 - Délivrez-nous de la gauche caviar!
Nous arrivons à la moitié du mandat de la nouvelle municipalité parisienne dirigée par Bertrand DELANOE. Vous le savez tous, puisque depuis quelques semaines la presse "people" se fait un plaisir de vous expliquer la manière dont le Maire de Paris met ses cravates, la marque de ses lunettes de soleil ou la couleur de ses chaussures. Nous sommes entrés depuis trois ans dans l'épanouissement de la pub-politique ou de la politique-pub à Paris, comme vous le voulez !…

La démocratie médiatique impose un certain nombre d'exercices. Ils peuvent être positifs et permettre le débat, l'information, et l'amélioration de la vie démocratique d'une cité. Mais encore faut-il que ce débat-là existe et que l'on ne lui substitue pas un tissu d'allégations, de gestes ou d'anecdotes successives.

Si l'on voulait résumer le bilan à mi-mandat de Monsieur DELANOË et anticiper sa deuxième partie de mandat, on pourrait résumer ainsi : durant trois ans, le Maire de Paris nous a parlé du passé (à qui il fallait imputer toutes les difficultés bien sûr), et durant trois ans, il nous parlera de l'avenir (pour faire rêver sur des plans plus mirobolants les uns que les autres). Il ne manque qu'une chose à ce découpage : le présent. Le présent, lui, n'est pas mirifique, c'est le moins qu'on puisse dire. En trois ans, Paris est devenue une ville sale. Il n'y a que Monsieur CONTASSOT, chargé de la propreté qui ne s'en aperçoit pas. C'est normal, il ne sort jamais de son bureau !

En trois ans, Paris est une ville dont les édiles n'ont pas la volonté d'améliorer la circulation mais avouent de plus en plus leur volonté de la rendre plus difficile encore. Le cher Monsieur BAUPIN n'en est pas à un paradoxe près. Un tramway autour de Paris, des bus au milieu des voies pour diminuer les possibilités de circuler, sans améliorer pour autant d'ailleurs la qualité du trafic public, des pistes cyclables désespérément vides, plus de constructions de parkings, moins de places de stationnement, une augmentation des contraventions pour remplir les caisses de la Mairie, et pour autant une pollution qui ne diminue pas, au contraire. Voilà le bilan en matière de circulation !…

Quant aux constructions de logements, la situation est catastrophique. Paris est une ville où l'on ne construit ni logements sociaux, ni logements tout court. Si vous en avez l'occasion, allez vous promener de l'autre côté du périphérique, aussi bien à Boulogne qu'à Saint-Ouen, ou à Argenteuil, et vous verrez la différence entre des communes qui se développent et construisent et une ville qui dépérit, qui perd ses entreprises, ses emplois et qui ne construit plus. Cela sera plus instructif que la propagande inlassablement déversée par l'Hôtel de Ville.

Je pourrai continuer le descriptif sur d'autres sujets, l'environnement, l'emploi, l'aide sociale, les promesses non tenues en matière d'équipements de proximité : en particulier les crèches qui devaient naître un peu partout et qui pour l'instant, ne concerne qu'une seule crèche, celle de l'Hôtel de Ville. Mais nous avons trois ans pour le dire.

La réalité des choses est loin des discours sirupeux du Maire de Paris. Mais cela s'accompagne en plus d'un mépris de l'opposition parisienne, et de tous ceux qui pourraient ne pas partager les avis de la propagande officielle. Jamais la morgue des dirigeants n'a été aussi grande, jamais le mépris n'a été aussi affiché. La gauche-caviar qui gouverne Paris depuis 2001, se goberge avec une morale condescendante et approximative.

Représentent-ils le peuple de Paris, ou les bourgeois de Paris qui ont travaillé dur pour faire de cette ville une capitale européenne, qui ont le goût du travail, de la réussite et qui ne pratiquent pas la dérision ? Cette gauche-là, bien parisienne, manie affairisme et moralisme avec cynisme et talent. Et dire que nous devrons supporter cette minorité non représentative pendant trois années.

Oui, libérez-nous de la gauche-caviar et de Monsieur DELANOE !…

Claude GOASGUEN, député de Paris, Président du groupe UMP au conseil de Paris


15-03/2004 - De Battisti à Madrid, incohérence de la ville de Paris
Claude GOASGUEN, Président du groupe UMP au Conseil de Paris, a pointé lundi dans un communiqué "l'attitude paradoxale de la municipalité parisienne" qui a soutenu l'ex-militant d'extrème gauche Cesare BATTISTI, puis s'est associée à la douleur des espagnols suite aux attentats du 11 mars.
"Le terrorisme n'a pas de couleur, ni de nationalité. Il ne se comprend pas, il ne se respecte pas, il se combat." Cesare BATTISTI avait été placé sous protection de la ville de Paris suite à un voeu voté par la majorité municipale socialiste au conseil de Paris du 1er mars dernier.



26-02/2004 - Prêt à taux zéro : une mesure trop restrictive
Après l’annonce faite par le Maire de Paris d’un projet de création de prêt à taux zéro pour le logement, Claude GOASGUEN, Président du groupe UMP au Conseil de Paris souligne le caractère tardif et peu novateur d’une mesure trop restrictive qui s’avèrera insuffisante.
Le Maire de Paris aurait été bien inspiré d’attirer l’attention du conseil régional
Ce prêt ne saurait en effet masquer les responsabilités très lourdes de la Mairie de Paris qui aggrave, depuis trois ans par son immobilisme, une situation du logement qui devient catastrophique à Paris, tant pour les logements sociaux qu’en matière de construction de programmes privés.
C’est à un renversement complet de la politique actuelle qu’il faut procéder et non à des additions de mesures ponctuelles qui ne résoudront pas la plus grave crise du logement que connaît Paris depuis l’après-guerre, et qui provoque le départ massif des jeunes et des classes moyennes hors de la capitale.
Il faut donc prendre la mesure du problème, faire un constat pour proposer une nouvelle politique municipale du logement. Les parisiens doivent pouvoir exprimer leurs revendications.
Le Président du groupe UMP demande dans ces conditions la convocation d’états généraux du logement à Paris qui associent tous les partenaires économiques et sociaux pour trouver les solutions qui s’imposent.
Communiqué de Claude GOASGUEN daté du 25 février 2004


16-02/2004 - Paris, ville oubliée de la décentralisation
Depuis plusieurs mois, le Gouvernement RAFFARIN s'est engagé dans une réforme profonde de l'Etat et des Pouvoirs publics qui porte le nom barbare et incompréhensible pour le public de "décentralisation".

En quoi consiste la décentralisation ? Elle n'est pas seulement un jeu juridique et administratif qui bascule les compétences exercées par l'Etat vers les Collectivités territoriales. La décentralisation a un but, celui de rapprocher les citoyens de la décision, celui de la proximité, celui du moindre coût et celui de la plus grande rapidité. En clair, décentraliser cela veut dire un meilleur service, plus vite et moins cher.

Vous conviendrez qu'il s'agit là de quelque chose de très concret et d'incontestable. La France, par rapport aux autres pays, a une administration lourde, coûteuse, efficace certes, mais dont l'organisation crée le déficit public qui est, hélas, la caractéristique de notre pays.

Les départements, les communes, les Régions, les communautés seront les bénéficiaires de ce transfert en moyen et en pouvoir. Il reste, et on me permettra de le regretter, que le seule collectivité territoriale oubliée, c'est Paris. Cet oubli est pernicieux pour les Parisiens. Le Gouvernement a oublié de décentraliser Paris, c'est-à-dire de moderniser les structures d'une ville de plus de deux millions d'habitants, composée d'arrondissements comme le nôtre, qui ont la taille d'une ville comme Nantes ou Strasbourg. Paris reste toujours dirigée par une administration centralisée dans l'Hôtel de Ville sans que les arrondissements soient reconnus comme des entités à part entière s'intégrant dans une structure décentralisée.

Depuis le statut de 1977 et la loi PLM, un maire d'arrondissement, aussi important qu'une des plus grandes villes françaises, n'a même pas les pouvoirs du maire de la plus petite commune française. L'actuel Maire de Paris a beau se gargariser d'une décentralisation factice, l'administration reste maître du jeu. Le résultat : les lenteurs à intervenir pour la propreté, la voirie, et les inadmissibles délais de construction spécifiques à Paris. Il faut quatre ans pour faire une crèche ou une école !… Rien n'a changé malgré les discours.

J'ajouterai pour terminer que les possibilités de modernisation, par la création d'une communauté urbaine comme à Marseille ou à Lyon, sont complètement absentes.

Peux-t-on continuer à s'occuper d'environnement, de circulation, de développement économique dans l'enceinte du périphérique, quand on sait que Paris vit au milieu d'une agglomération active étroitement imbriquée à tous les problèmes qu'elle rencontre.

Comment régler le problème du logement sans une approche communautaire ? Faudra-t-il que Paris se mette à construire des tours, pour palier les carences d'imagination des pouvoirs publics ? Nous y sommes bien sûr résolument hostiles mais je regrette que nous ayons raté le rendez-vous de la modernisation et de la proximité pour Paris dans le débat sur la décentralisation.


13-02/2004 - Supercherie
On pensait que le Maire de Paris devant la montée des protestations, avait renoncé à cette nouvelle idée farfelue d’entourer Paris de « tours ». Il n’en est rien !…
Non seulement le Maire de Paris ne tient pas compte de l’opinion publique unanime mais selon sa bonne habitude, s’empresse t-il de rouler les Parisiens "dans la farine" pour préparer en catimini le Paris vertical sorti de ses contradictions politiques.
Au cours de deux délibérations présentées durant la dernière séance du Conseil de Paris et envisageant des « études » , il a été pris la main dans le sac de la dissimulation.
Diverses informations remontent d’ailleurs de son administration et de l’APUR ( Atelier parisien d’urbanisme) et prouvent qu’il s’agit de projets de grande ampleur qui comportent des tours de logements et de bureaux autour de Paris.
Tenu par une partie de sa majorité municipale qui lui interdit de construire des logements sociaux ou des habitations intermédiaires sur les emprises libérées par l’Etat, le Maire de Paris est contraint, devant la crise du logement de prendre des initiatives : les logements seront donc "empilés" dans les tours.
On imagine ce Paris de l’avenir : autour des tours, des espaces verts , des rollers, des vélos…C'est Amélie POULAIN revue et corrigée par ALPHAVILLE.Il ne s’agit pas, hélas, d’ une plaisanterie , mais bien d’ une réalité absurde, à laquelle demain nous risquons d’être confrontés .
Bien sûr, Bertrand DELANOE s’était engagé formellement à ne pas construire en hauteur des logements et c’est bien ce qui confirme notre inquiétude. Mais vous le savez : DE MINIMIS NON CURAT PRAETOR ! …


13-02/2004 - Des tours dans le 16ème?
Depuis l'avènement de la municipalité dirigée par Monsieur DELANOE, nous sommes confrontés à des cascades de mauvaises surprises. La municipalité s'est donnée pour spécialité de pratiquer l'inaction dans les faits et la redondance contradictoire dans le verbe.

L'action du Maire de Paris se résume à quelques formules à l'emporte-pièce du style "parlons, réfléchissons : tantôt pour, tantôt contre", et les résultats ne suivent pas. La saleté des rues, la circulation témoignent, entre autres, des conséquences de cette politique.

Nous en avons eu récemment un exemple particulièrement révélateur. Depuis 2002, Paris ne construit plus de logements, ni sociaux, ni intermédiaires, ni privés. La Mairie de Paris a, en effet, frappé toute construction d'un quota de logements HLM qui dissuade vendeurs et promoteurs privés. Mais elle refuse de plus de construire des logements intermédiaires susceptibles de loger les classes moyennes qu'elle redoute tant. Elle se contente donc, dans les quartiers de l'Ouest, de racheter quelques immeubles pour en faire virtuellement des appartements sociaux, lorsque les habitants en seront partis. Ce logement virtuel coûte fort cher !

Il ne suffit pas, loin de là, à calmer une crise d'un logement sans précédent à Paris. Tous les observateurs, tous les professionnels tirent la sonnette d'alarme : Paris perd sa classe moyenne, Paris perd son dynamisme. Alors vient de surgir une nouvelle idée "phare" du Maire. Telle Minerve sortie toute armée du cerveau de Jupiter (on me pardonnera cette comparaison homérique), Bertrand DELANOË trouve la solution saugrenue de se lancer dans la construction de "tours".

Ainsi les logements que ses alliés Verts ne voulaient pas construire, ne pouvait-on les construire empilés les uns sur les autres? Cela nous ferait moins de places pour les mêmes résultats !… Il suffirait ainsi de voter un dépassement du plafond prévu par le PLU pour résoudre la crise du logement !… Les tours deviennent d'actualité après que le même DELANOË eut juré ses "grands dieux" en 2001 qu'il n'y en aurait jamais!…

Depuis la réaction unanime des Parisiens, on pourrait croire que la municipalité opère un repli stratégique. N'en croyez rien. On nous vante désormais la valeur architecturale, le caractère "artistique" des tours de bureaux ou de logements. Quasiment, on se prendrait presque à regretter de ne pas habiter tous dans les fameuses tours issues de l'onirisme fastueux du Maire de Paris.

Je tiens donc à rappeler très concrètement que nous n'accepterons jamais de tours de logements, ni à l'Ouest, ni à l'Est de Paris. Notre cité ne doit pas être le refuge des tours que l'on démolit en banlieue. Il y a suffisamment de terrains pour construire (près de 700.000 m2 d'emprise publique) pour que l'on ne défigure pas davantage notre cité. Chaque ville a ses traditions, celles de Paris reposent sur la qualité de la vie, sur l'excellence, sur l'harmonie et l'équilibre. Paris n'est ni New-York, ni Tokyo. Paris est une ville qui n'aime pas les tours. Le 16ème arrondissement non plus, n'en déplaise aux bons esprits de gauche. Préparons-nous donc à défendre notre environnement.



15-01/2004 - La sécurité d'abord
Depuis plusieurs années, les Parisiens, et les habitants du 16ème le savent bien, voyaient la délinquance se transformer en violence ; les agressions se multipliaient, l’insécurité gênait la vie quotidienne, la prostitution se généralisait.

Ces phénomènes avaient pris une telle ampleur que beaucoup d’entre vous se demandait s’il était vraiment possible de remédier à un mal qui inéluctablement montait chaque année. N’avait-on pas entendu un Premier ministre socialiste qualifier à la télévision une agression contre un autobus « d’incivilités ». On n’osait plus parler de punition ou de sanction ni à fortiori de répression. Entre 1997 et 2002, le Gouvernement a passé son temps à nous expliquer que les violences dans notre société étaient dues à une mauvaise organisation de la société (sous entendu pas assez socialiste !…) un mélange de chômage et de délinquance dans un fatras idéologique qui avait pour conséquence de désespérer un peu plus les citoyens honnêtes et d’encourager un peu plus les délinquants. Car si la difficulté économique aggrave l’insécurité, la délinquance ne se réduit pas à de simples mécanisme sociaux.


Les chiffres parlaient sans ambiguïté. En 2001, on tenta de remédier à cette situation. Rien n’y fit, « on » vit même les gendarmes manifester pour la première fois de leur longue histoire contre la dégradation de notre pays.


A l’Assemblée nationale, les députés de gauche dissertaient pour savoir si l’on devait sanctionner le racolage et la prostitution. La nouvelle équipe municipale, élue en 2001 à Paris, sous la direction de Monsieur DELANOË et Madame HIDALGO parlait d’offrir un statut aux « travailleurs du sexe ».

Aujourd’hui les socialistes vaincus en 2002, mais encore vivaces à Paris sous la conduite du Maire, n’ont pas de mots assez durs pour essayer de minimiser leurs propres échecs et les succès de l’actuel gouvernement. S’il y a pourtant un secteur de la vie publique dont nous pouvons être fier, c’est le redressement spectaculaire opéré dans ce domaine essentiel par l’action du Ministre de l’Intérieur, Nicolas SARKOZY.

Cette année, la délinquance aura diminué à Paris de près de 10 %, la prostitution de près de 40 %. Même s’il reste encore beaucoup de choses à faire, comme l’a reconnu lui-même le ministre de l’Intérieur, l’ambiance de nos quartiers a changé dans le 16ème comme ailleurs. Il y a plus de policiers sur le terrain, moins dans les bureaux, moins d’agressions de magasins, et, surtout dans le XVIème, moins de ce racolage et de cette prostitution devant les établissements scolaires ou devant les édifices religieux que nous avions l’habitude de voir s’installer.

Dans cette reconquête, la Mairie de Paris brille par son absence. On aurait donc pu s’attendre de la part des édiles parisiens à un peu moins de rodomontades sur leur succès putatifs dans ce domaine.

Je le dit très nettement aux habitants du XVIème. Je suis fier, comme député qui soutient ce gouvernement, d’avoir participé, à ma modeste place, au redressement dans le domaine de la sécurité, de la prévention et de la lutte contre la délinquance dont nous commençons à voir sans ambiguïté les effets. Ce combat est le nôtre et nous devons tous nous associer pour l’amplifier.

Dans le XVIème arrondissement, vous pouvez compter sur des élus unis dans la volonté de réprimer et de prévenir, qui acceptent de travailler avec les services de police et de justice sans état d’âme, sans métaphysique idéologique. La liberté et la solidarité, cela passe d’abord par la sécurité.


19-12/2003 - Injuste, Inefficace, Incompétent … et Sectaire
C’est par ces mots, particulièrement nuancés, que le Maire de Paris, dans une récente envolée de lyrisme (il ne fallait pas se faire oublier surtout pour les présidentielles), a qualifié la politique gouvernementale. Nous nous permettrons de lui retourner le compliment (celui-là mérité) en rajoutant à son débit ce petit zeste de sectarisme qui caractérise la gestion d’un Hôtel de Ville qui le supporte de moins en moins.

Injuste : nous avons voté par exemple 200 millions d’euros de subventions, dont 21 millions en quelques minutes il y a quelques jours, pour certaines associations, sans examen, sans transparence, sans explication, brimant systématiquement les associations qui sont indépendantes au profit des « camarades », sanctionnant les arrondissements de droite pour réserver les subsides municipaux aux maires de gauche.

Inefficace : car nous attendons toujours les premiers éléments des équipements de proximité, tant promis avant 2001. Nous espérons des constructions de logement. Nous constatons que Paris est toujours la capitale la plus sale d’Europe…

Incompétent : la palme revient à la circulation où nos édiles font n’importe quoi, sans concertation, sans cohérence, sans résultats sur la pollution, sans augmenter l’utilisation des transports en commun, supprimant les parkings avec un aveuglement qui devient un handicap majeur pour le développement économique de Paris.

Et sectaire de surcroît : sachez-le, lorsqu’elle est aux « affaires » la gauche ne doute de rien. Nous connaissons bien cette sorte de sectarisme, mélange de bonne conscience et d’arrogance. N’est-ce pas Monsieur BAUPIN qui refuse de répondre aux questions sur le budget de la SAEMES ? N’est-ce pas Madame HIDALGO qui préside sans état d’âme une association largement subventionnée ? N’est-ce pas Monsieur SAUTTER qui, lui, préside et subventionne une société anonyme sans permettre que l’on doute un instant de l’illégalité du procédé.

L’arrogance des invectives, le cynisme méprisant, et cette morale inextinguible, nous l’avions connu de la part des membres du gouvernement Jospin, entre 1997 et 2002. On en connaît le résultat.

Les Parisiens ne s’aperçoivent pas encore suffisamment du décalage qu’il y a entre le Verbe du Maire et la nullité des réalisations. Les services d’information du beffroi de l’Hôtel de Ville sont, en effet, une superbe machine à « désinformation ».

Heureusement les parisiens voient et perçoivent. On ne peut pas désinformer longtemps Paris. Il fut un temps où l’on nous susurrait de ne pas avoir l’air « revanchard », et il est vrai que la droite a toujours peur d’elle-même, mais aujourd’hui c’est la vérité qu’il faut dire. Tout simplement.

Paris va avoir besoin de vraies réformes. Nous avons besoin de constructions de logements, de développement économique, de transparence, de décentralisation, d’une vraie politique universitaire. Paris doit retrouver une politique d’excellence. C’est d’abord notre responsabilité d’élus, de militants et d’électeurs parisiens, mais c’est aussi celle du gouvernement de la France. Au lieu de parler à tout et à travers de déclin français, on ferait mieux de s’intéresser au vrai déclin de Paris.
Claude GOASGUEN


20-11/2003 - Aphorismes
Il est de bon ton de considérer dans les médias que désormais la France serait en déclin.

On voit ainsi refleurir, dans la presse de gauche, le thème lancinant qui faisait jadis fureur à droite. Chacun aura noté cependant que dans cette « certaine » presse on ne parlait pas de déclin sous le gouvernement Jospin mais de progrès, il y a quelques mois !… Et que cette campagne n’est pas neutre politiquement. La France serait donc passée de la lumière à « l’obscurantisme ».

La crise économique aidant, cette « sinistrose » peut provoquer d’incontestables dégâts, à un moment où la France se voit dans la nécessité de se moderniser. Que faut-il penser vraiment ?

Que le gouvernement de Jean-Pierre RAFFARIN connaisse des difficultés, après vingt ans de socialisme, d’étatisme, rien de plus normal.

Les Français savent parfaitement que les socialistes ont dépensé sans compter les fruits de la croissance pendant 5 ans. La gauche a tout promis sous forme de primes, de prestations et de rêve en surcroît sans provisionner les budgets correspondants. Les Français savent aussi que la décision prétorienne de passer aux 35 heures, sans que soit organisée de concertation avec les partenaires sociaux, par une loi uniforme absurde a porté un coup aux entreprises en pénalisant les salariés les plus modestes.

Les socialistes ont fait perdre à la France une bataille mais la France a-t-elle perdu la guerre et toute velléité d’être une puissance influente ? Bien sûr que non !… Dans un monde dominé par les Etats-Unis, la France engagée dans la construction européenne garde toute son aura si elle sait gérer ses propres contradictions, notamment en finir avec quelques aphorismes qui nous contraignent à l’immobilisme.

Je n’en voudrais citer que quelques uns, la liste exhaustive ne pourrait pas tenir dans ce journal et je suis loin d’avoir le talent de G. FLAUBERT et du Dictionnaire des Idées reçues.

- Il a fallu attendre presque plusieurs décennies pour que la France puisse parler de l’immigration et de l’Islamisme comme un fait politique qu’il faut traiter rationnellement en fonction des intérêts de notre communauté nationale entière. Nous avons perdu un quart de siècle avant d’aborder sérieusement et encore d’une façon incomplète, la question de la maîtrise des flux migratoires et de la laïcité.

- L’imprégnation dominante, dans les années soixante, d’un marxisme primaire a conforté dans notre pays l’idée que le travail et le profit étaient les ennemis du progrès pour tous y compris les plus défavorisés.

- Il est impossible en France d’envisager une réforme de l’Etat. La décentralisation effraie car les mentalités sont encore figées autour du principe que seul l’Etat est le garant de l’intérêt général. Le poids de la décision publique centralisée est excessif et pousse à l’immobilisme.

Ces aphorismes, nous les traînons depuis longtemps, ils sont comme des boulets entravant notre progression, sur tous les sujets de notre vie quotidienne. Nous sommes tous atteints, à des degrés divers de cette maladie de l’aphorisme : « Ils n’en mourraient pas tous mais tous étaient atteints ».

Nous devons aider ce gouvernement à réformer et à moderniser. La France doit oublier les idées reçues et le gouvernement pousser plus fort dans le sens des réformes qu’il a promis aux Français.
Claude GOASGUEN


20-11/2003 - Débat National sur l'école
On nous avait prédit le pire sur la rentrée scolaire de 2003 après les « événements » dans les écoles, les collèges et les lycées ! Les Cassandre se sont lourdement trompés.

Il aurait été difficile de discuter des orientations futures de notre système scolaire dans un climat de tension. La conjoncture est donc devenue favorable au grand débat national qui s’ouvre autour de Luc Ferry et Xavier Darcos dans le pays malgré les inconnus qui pèsent sur l’Université.

Quel doit être le rôle du politique et de l’élu dans ce concert ? Ecouter, bien sûr, les partenaires qui sont directement concernés, ils sont multiples, enseignants mais pas seulement, parents, élèves, acteurs économiques, intellectuels, représentants du monde de la culture et citoyens. Tous devront parler dans leur diversité et tous devront être entendus.

Mais les parlementaires ne sauraient se contenter d’un rôle passif. Il conviendra de rappeler qu’au-delà des intérêts particuliers des uns et des autres, plus au moins directement impliqués dans la vie de l’école, c’est de l’intérêt général de la Nation, de la France qui prépare son avenir dans l’Europe et dans le monde qu’il s’agit.

Pour y parvenir, nous devrons expliquer sans relâche la finalité du système éducatif, son caractère politique au sens le plus noble du terme, qui n’est l’apanage d’aucun intérêt particulier, fut-il celui des enseignants.

Il s’agit de préparer chacun, par le savoir et par le civisme, à s’insérer dans une société de citoyens. Il s’agit surtout, et nous devrons le marteler, de redonner à notre système éducatif sa vocation première, celle de l’égalité des chances pour tous. Il s’agit enfin d’ouvrir l’école sur l’évolution de notre société en évaluant en permanence, en confrontant, en analysant ses résultats qualitatifs.

Certains diront sans doute qu’il ne faut pas trop en faire. Mais je pense qu’après trois décennies d’indifférence, de mauvais choix, de mesurettes, il faudra enfin prendre à bras le corps cette grande réforme pour l’avenir.
Claude GOASGUEN


07-11/2003 - Alerte au logement à Paris
Les services de la propagande à l’Hôtel de Ville ont réussi à masquer depuis deux ans l’un des aspects les plus scandaleux de la politique menée par l’actuelle municipalité parisienne.

Il s’agit de la politique du logement. Comme pour la propreté, il y a un gouffre entre l’information officielle et la réalité des faits. Mais en tenant compte du caractère irréversible des décisions dans ce domaine, les parisiens, si cette politique venait à se poursuivre, se retrouveraient dans une situation catastrophique.

Paris ne construit plus. Voilà la dure réalité : tous les indices, toutes les statistiques y compris celles que la Mairie de Paris cachent soigneusement.

Dans le secteur privé, les constructions se raréfient devant l’obligation apposée par la municipalité de construire 25 % de logements HLM dans chaque immeuble quelque soit sa nature. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Les coûts induits par cette pratique ralentissent les ventes par les propriétaires et les constructions par les entreprises. Il devrait avoir à Paris actuellement 5 à 6000 logements privés vacants. Il y en quelques centaines. Cette situation entraîne hausse des prix du locatif et des spéculations diverses.

Il en va de même avec le logement social. La Ville investie des sommes considérable pour acheter des immeubles habités dans les arrondissements les plus coûteux et ralentit les constructions qu’elle s’était engagée à fournir par la convention passée avec le gouvernement en 2002. Les ZAC, elles-même, ne sont pas complètement achevées.

Résultat : jamais les demandeurs de logement n’ont été plus nombreux. Jamais le blocage sur les constructions sociales n’a été aussi fort. La Ville excipe d’un absence de disponibilité de terrains à construire. Le rapport Pommelet qui vient d’être remis à l’actuel ministre prouve que la Ville dispose à Paris de possibilités sur près de 300.000 m2 d’emprise sur des terrains appartenant à l’Etat. A cela s’ajoute l’énorme patrimoine foncier et immobilier de l’Assistance Publique désormais sur le marché.

Nous vivons donc un énorme mensonge municipal. La Ville ne veut pas construire de logements sociaux à l’Est de Paris sous la pression de ses alliés Verts. Elle ne veut, non plus, construire de logements intermédiaires (PLI) pour ne pas privilégier des « réputés » adversaires politiques. Elle refuse de même l’accession sociale à la propriété pour les mêmes raisons. La mixité sociale dont se gargarise le Maire n’a pour but que de leurrer son électorat et coûte très cher aux finances de la Ville pour des résultats dérisoires.

Le seul résultat tangible est la fuite des classes moyennes hors de Paris. Quant aux logements insalubres, la Ville ne cesse de les répertorier sans pour autant trouver des solutions opératoires.

La raréfaction des logements à Paris, la chute vertigineuse des constructions de logements sociaux à Paris, confirment bien la tendance au repli frileux de la municipalité actuelle. Construire et se loger à Paris doit devenir une priorité, si nous voulons freiner la « muséification » et retrouver un rôle moteur en Ile-de-France.
Claude GOASGUEN


28-10/2003 - La vérité sur les 35 heures
Décidément, la droite n’aura jamais été servie par la chance lorsqu’elle accède au pouvoir. Cela fût vrai en 1986, comme en 1993, et cela est encore vrai depuis 2002.

Les gouvernements de Jacques CHIRAC, Edouard BALLADUR et Jean-Pierre RAFFARIN se trouvèrent pris dans une double tourmente très française : ralentissement de la croissance internationale et factures considérables laissées par la gestion des gouvernements de gauche précédents.

Cela est particulièrement vrai depuis 2002. Pendant 5 ans, le gouvernement JOSPIN a bénéficié d’un taux d’expansion dû à la conjoncture internationale qui aurait dû lui permettre de mener à bien les réformes de modernisation dont la France a besoin depuis 30 ans.

Loin d’assumer ses responsabilités, la gauche a multiplié les dérobades, sur les retraites, sur la sécurité, sur l’éducation. Elle aggrava de plus la situation en grevant le budget de l’Etat, par l’augmentation de la dépense publique de fonctionnement, en se refusant à évaluer ses multiples promesses et surtout en sous évaluant le coût et les conditions non concertées des 35 heures dans les secteurs privé et public.

Faute de présentations détaillées immédiates, le gouvernement RAFFARIN a laissé planer le doute sur la réalité.

Aujourd’hui la situation est alarmante. A juste titre, un certain nombre de députés exige que la lumière soit faite sur les pratiques orchestrées dans la plus grande irresponsabilité par les amis de M. JOSPIN, Mme AUBRY, M. DELANOË et autres… L’addition sera lourde, elle ne doit pas empêcher l’actuel gouvernement de pousser les réformes avec fermeté. C’est de l’avenir des Français qu’il s’agit, sans faire de catastrophisme excessif.

Les 35 heures risquent de constituer un goulot d’étranglement pour la poursuite des réformes. D’abord dans le secteur des PME, il faut aller au-delà des assouplissements votés par la loi Fillon. Les syndicats eux-mêmes ont désavoué la gauche en acceptant d’assurer la formation professionnelle en dehors du temps de travail. Mais c’est dans la fonction publique, territoriale et hospitalière que l’irresponsabilité socialiste a donné sa pleine mesure.

Dans ces secteurs, la concertation avec les partenaires sociaux doit être sollicitée, car il est souhaitable que des incitations soient offertes pour racheter les ARTT. Les 35 heures ont contribué largement aux déséquilibres de notre système de santé, ils sont à l’origine de nos dérapages budgétaires en face des accords européens que la France doit honorer. Voilà où nous a conduit la politique de Madame AUBRY, qui ose se vanter de sa loi, faite de démagogie et de court terme électoraliste. La loi sur les 35 heures n’est pas une loi de gauche, c’est une atteinte au bon sens. C’est une atteinte à la liberté des salariés, « coincés » dans leur revenu, c’est une atteinte à la liberté des entreprises amalgamées dans un moule mystificateur. C’est une atteinte à la transparence : on gèle les crédits publics en même temps qu’on les vote, c’est vrai pour l’Etat mais c’est vrai aussi des collectivités territoriales comme Paris.

Devant la gravité de la situation, le miroir aux alouettes n’est plus de mise. Il faut dire la vérité aux Français. Il faut leur parler de l’intérêt national, cela nous différenciera des idéologues de la gauche française.
Claude GOASGUEN


13-10/2003 - Un tramway nommé désir ! …
Après plusieurs années d’hésitation, M. DELANOE vient de découvrir que le tramway était un « dossier » lourd et difficile qui ne permettait pas l’approximation.

Le Maire de Paris découvrait aussi que son bilan sans tramway risquait d’être bien maigre dans 3 ans.

Aussi, ab irato, il décida, en cours d’été, de démarrer sur les chapeaux de roues l’abattage des arbres, illégalement, avant d’en abattre d’autres légalement, de creuser le plus rapidement possible une belle tranchée, de manière à rendre irréversible la portion de tramway qui doit s’étendre entre le Pont Garigliano et la Porte d’Italie.

Les riverains d’abord, les automobilistes ensuite ont découvert avec stupeur, que la concertation du Maire s’arrêtait à ses discours. M. DELANOE est tellement persuadé qu’il parle au nom de tous qu’il ne prend la peine d’écouter personne ! … Mais le plus surpris fut le brave monsieur HUCHON, Président du Conseil Régional. Il se trouvait dans la situation peu enviable d’avoir à payer des travaux avant même que son Conseil ne l’ait autorisé ou n’ait été même consulté.

Je passe sous silence les illégalités, le recours, la probable condamnation par le tribunal, de telles pratiques. Je veux insister sur l’aspect le plus « journalistique » de ces évènements. Le Maire de Paris fait « sa colère ». C’était la faute de l’Etat….Mais non, puisque l’Etat avait payé au-delà de sa part ! C’était donc la faute de HUCHON ! Sûrement, mais il ne pouvait pas le dire en public !….

Donc, c’était la faute de…, devinez qui, devinez quoi, je vous le donne en mille et je vous le donne en cent, comme aurait dit Mme de SEVIGNE…, c’était la faute de la Droite Parisienne ! … Figurez-vous que la Droite Parisienne voulait faire respecter la loi, figurez-vous qu’elle voulait que les choses soient transparentes sur le plan financier et figurez-vous que la Droite Francilienne s’était toqué elle aussi des mêmes lubies !…

C’était donc un complot, le pire… celui qui empêcherait DELANOE de couper son ruban dans les temps.

Alors, brave HUCHON et DELANOE ont été obligés de discuter avec les trublions droitiers qui défendent la légalité.

Deux mois de débat pour plusieurs dizaines de millions d’euros de travaux, étaient ce vraiment nécessaires, disent-ils ? Le Maire de Paris a donc décidé une fois de plus de continuer les travaux et de prolonger le fait accompli. La tranchée une fois creusée, elle sera encore plus difficile à combler. Les Parisiens paieront, les Franciliens crieront mais le ruban sera coupé !…

Morale de l’histoire : M. DELANOE désire son tramway. Nous voulons, nous, un tramway utile aux Parisiens, c’est toute la différence.
Claude GOASGUEN


31-07/2003 - Oui aux JO à Paris!
Paris doit s'engager dans la préparation de sa candidature pour les jeux olympiques de 2012. Le choix définitif doit intervenir en 2005. Il reste donc deux ans à la France pour se préparer à cette manifestation olympique d'été que Paris n'a plus connu depuis 1924.

Après discussion sur ce dossier, les élus parisiens ont précisé la position commune en présence de Jean-françois LAMOUR, Ministre des Sports. Les élus UMP de Paris apportent leur total soutien à la candidature de Paris.

Outre son caractère prestigieux, les retombées qu'elle entraîne en termes économiques, nous ne perdons pas de vue les investissements importants qu'une telle opération peut amener directement pour notre ville et pour le région Ile de France.
Claude GOASGUEN


Assemblée Nationale UMP